CHAPITRE II
poséque par le sens do certaines quantités qui, d'additives qu’elles étaient, sont devenues soustractives, et réciproquement.
Prenons pour exemple le problème de l’ouvrier, résolu (47). En suppo* sant que l'ouvrier reçoive pour son décompte une somme c, on a les équations
An -I- r an — c x-t-y=n, ax—by = c, d’où ^ ^ a b'
Mais si l’on suppose au contraire que, tout décompte fait, l’ouvrier, au lieu de recevoir, doive une somme c, les équations seront alors
X A- y = n, by — ax = c, ou x y = n, ax by =: c
(on a changé les signes do la seconde équation).
Or il est visible que, sans résoudre de nouveau ces équations, on peut obtenir sur-le-c.hamp les valeurs de j et de j qui leur correspondent, en changeant simplement le signe de c dans les valeurs précédentes, ce qui donne
6// — c rt/ï -+- r
‘ Afin do le prouver rigoureusement, désignons, pour le moment, — r par il-, les équations deviennent alors
X ax — by = d,
équations qui ne dillêrcnt de celles du premier énoncé qu’en ce que c est changé en d. Ainsi l’on trouvera nécessairement
bn -k- d an — d
Actuellement, si l’on remplace rf par sa valeur — c, il vient
é/n-(— c) fl/i — (— c).
it a à *
ou bien, en appliquant les règles établies (C2),
an — c an c a-hb ’ a-t-c
On peut comprendre sous les mômes formules les résultats qui conviennent aux deux énoncés, en écrivant
bn ± c „ T Ç a -H i ’ ^ ~ a-\-b
DISCUSSION DSS PBOBLfelES DU PBBIilER DEUBÉ. 85
(Le double signe ± s'énonce plus ou moins; les signes supérieurs correspondent au cas où l'ouvrier reçoit la somme c, et les signes inférieurs à celui où l'ouvrier la doit. )
Ces formules embrassent encore le cas où, tout décompte fait, l'ouvrier et la (jersonne qui l'emploie sont quittes l'un envers l'autre. Il suffit de supposer c = O, ce qui donne
bn an
X = Tl y = T-
Soient encore les deux équations générales
ax-\-bx=c, dx-^fy=g,
provenant de la traduction algébrique d’un problème quelconque. En multipliant la première équation par /, la seconde par b, et soustrayant la seconde de la première, on a
{af—bd)x=zc/—bg, d'où x -
On trouverait de même
ag — al ^ af— bd
Cela posé, pour passer de ces formules :
1° A celles qui conviennent aux équations
ax — by = c, dx-^fy = g,
il suffit de changer b en — b, ce qui donne
cf -t-bg ag — al
a° Aux formules relatives aux équations
ax — by=zc, dx—fy=g,
1 suffit de changer è en — è et/en — /, ce qui donne les formules
— af-\-b<l bd — af' •' bit — af
La démonstration serait absolument la même que celle de l'exemple précédent; nous pouvons donc la passer sous silence.