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Sou-yeou-pé poussa un soupir. « Hélas! dit-il, pour avoir follement aimé pendant toute ma vie le talent et la beauté, combien d'orages et de tempêtes n’ai-je pas essuvés!? Aujourd'hui que j'ai rencontré une jeune personne douée de talent et de beauté, je me disais que si elle avait attendu si longtemps le titre d’épouse, c'était une preuve de l'immense affection ? qu'elle porte au talent. Mais, par une fatale partialité, elle m'a délaissé, moi Sou-yeou-pé, dont l'âme est pleine d'amour et de chagrin. Au reste, dit-il en soupirant encore, comme je suis un pauvre lettré, dépourvu de bonheyr, tout ce que je puis dire est inutile.»
En entendant toutes ces plaintes de Sou-yeou-pé, qui, dans l’excès de sa douleur, était près de verser des larmes, Yen-sou se sentit vivement émue et chercha à le consoler. « Monsieur, lui dit-elle, d’après vos paroles pleines de colère et de chagrin, il me semble que vous accusez ma maîtresse de s'être trompée sur le mérite de vos vers. Cependantelle peut montrer devant les démons et les esprits l’affection qu’elle a pour le talent. Elle a une paire d’yeux qui lui font découvrir le talent comme si elle était éclairée par le rhinocéros ?
1. Mot à mot : Je ne sais combien j'ai traversé de vents glacés et de pluies amères.