‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 129 sur 264 · Littéralement : Un son, un mot · texte numérisé non relu

Littéralement : Un son, un mot

Le saint homme !, après avoir échoué dans ses projets ?, était (triste) comme un chien qui a perdu son maître.

Un héros qui a sauvé sa vie, ressemble au poisson qui s’est échappé du filet.

Le sage qui ne peut obtenir l’épouse accomplie qu’il recherche,

Soit qu'il avance ou recule sur sa route, est en proie à de cruelles incertitudes.

Sou-yeou-pé, monté sur son cheval, était toujours inquiet, irrésolu. Après avoir été longtemps accablé de tristesse, il se mit tout à coup à réfléchir : « Ces jours derniers, dit-il, si je suis venu ici, c'était, au fond, pour aller dansle village de Kiu-yong et y voir le devin appelé Saï-chin-sien*. Mais, par suite de l'affaire de mademoiselle Pé, je suis resté ici fort longtemps et j’ai oublié mon projet. Puisqu'il a dit que j'étais sorti de chez moi pour un mariage, maintenant que ce mariage est convenu, comme je nc sais quel parti prendre, que ne vais-je le chercher et le consulter? » Aussitôt, il tint son cheval en bride, et se dirigea au sud-ouest vers le village de Kiu-yong.

Il n'avait pas encore fait un ou deux li qu'il lui vint une réflexion : « Dernièrement, se dit-il, si je voulais

1. C'est-à-dire : Confucius. Allusion à un passage de ses entretiens domestiques. (Kong-fseu-kia-yu.)

2. C'est-à-dire: N'ayant point trouvé un prince qui voulàt lui donner une charge, une magistrature.

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