‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 130 sur 264 · Le projet de consulter le devin précité · texte numérisé non relu

Le projet de consulter le devin précité

5. Littéralement : Dans ce moment où je n’ai point de porte pour avancer ou reculer.

voir le divin Saï-chin-sien, c'était uniquement parce que mon mariage ne s'arrangeait pas à mon gré; mais aujourd’hui ce mariage ne laisse plus de doutes, et il m'est démontré que mademoiselle Pé existe. Si je ne puis l’épouser, quand je devrais rester garçon toute ma vie, je n’en chercherai pas d'autre. Yen-sou m'a clai- .rement engagé à prier Ou, l’académicien, de faire pour moi les premières ouvertures du mariage. Dans ce moment, je n’ai qu’à prendre conseil de moi-même; à quoi bon aller encore consulter le devin Saï-chin-sien? Si j’allais l’interroger, et qu’il me répondit que l'affaire pourra réussir, il me faudrait toujours aller faire moimême ma demande. Est-ce qu'il irait la faire pour moi? S'il disait que l'affaire ne réussira point, pourrais-je m'en rapporter tout de suite à lui et y renoncer? Ce que j'ai de mieux à faire, c'est de m'armer de courage!, et, suivant le conseil de Yen-sou, d'aller solliciter Ou-choui-'an. Peut-être que, par égard pour son parent ?, il consentira à ma demande.

Sou-yeou-pé, changeant de résolution, tint encore son cheval en bride, et s’en retourna par son premier chemin. Il ne fit pas plus de dix li (une lieue). Pendant qu'il allait et venait au milieu de ses irrésolutions, le disque du soleil était déjà arrivé au midi. Îl

1. Mot à mot: Après avoir vieilli (endurci) la peau de mon visage.

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