Littéralement: Il ne se tiendra plus ferme sur ses pieds
— Monsieur, dit Tong-yong, iln’y en aura pas d’autre que M. Tchang, qui loge dans la bibliothèque de mon maitre ; il vous tiendra compagnie. »
Sou-yeou-té, apprenant que c'était Tchang-koueijou, ne lui adressa pas d’autre question. Tong-yong ayant fini de manger, adressa ses remerciments à Souyeou-té. « Monsieur, lui dit-il, veuillez venir demain de bonne heure. Comme la roule est longue, vous m'’épargnerez la peine de revenir.
— Je n'oserais vous fatiguer une seconde fois, dit Sou-yeou-té ; je viendrai de bonne heure; ce sera pour le mieux. »
Tong-yong étant parti, Sou-yeou-té, après quelque hésitation, s’écria d’un ton joyeux: « Quand Tchangkoueï-jou serait un dieu, il ne devinerait pas mes affaires; pour les siennes, on ne se doulerait pas que je les connais complétement ‘? S'il refusait de me céder le pas, je le démasquerais à fond, et je le réduirais à
ne plus savoir que devenir. » :
Par suite de ce stratagème, j'aurai beaucoup de choses à raconter. Un homme veut percer et n’en
trouve pas le moyen. C’est comme s’il tentait d’épuiser avec sa main la rivière de l’ouest ?.
1. Littéralement : Qui est-ce qui sait que toutes sont dans mon ventre ? (Voyez page 84, note 3.)
2. Locution figurée pour dire que Sou-yeou-té faisait de vains efforts pour assouvir son ambition. Le poëte Li-thai-pé fait dire à un homme d’une avidité insatiable : Je voudrais d’une gorgée avaler la rivière de l’ouest. (P'ing-tseu-loui-pien, lir. CXV.)
On peut dire à ce sujet :
L'homme a l’intention de tuer le tigre,
Mais le tigre ne songe! pas à blesser l’homine. Quand l'oiseau Yu ? est aux prises avec l’huiître, Ce combat tourne au profit du pêcheur.
Si le lecteur ignore le résultat de leur entrevue, il en trouvera le récit détaillé dans le chapitre suivant.
1. L’exemplaire de la bibliothèque impériale porte : 14 @ l'inteslion. Dans une autre édition, on lit : J{ n’a pas l'intention. 2. Le martin-pêcheuar.