‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 150 sur 264 · Littéralement : Du froid et du chaud · texte numérisé non relu

Littéralement : Du froid et du chaud

42 RÉDUITS A L'EXTRÉNITÉ,

relle pour les honxmes do talent. Dernièrement, comme je parcourais la capitale, je mis tous mes soins à en chercher, mais je n’en renconirai pas un seul; je suis heureux de recevoir aujourd’hui dans mon humble demeure ! deux hommes d’un grand mérite.

— Si l’on considère, dit Sou-yeou-té, le talent de M. Tchang, il répond certainement à l'opinion que vous venez d'exprimer. Quant à votre disciple (à moi), s’il usurpaitles avantages des-autres ?, pour boucher les oreilles et les yeux du monde, non-seulement son courage se briserait devant le grand magicien , mais s’' se tenait à votre portet avec M. Tchang, il ne pourrait s'empêcher de rougir de son ignorance‘, en présence du jade et des perles. :

— Je suis un lettré d’un rang infime, dit Tchang-

4. En chinois : feou-che, boisseau-maison (maison petite comms un boisseau).

2. C'est-à-dire : S'il se parait frauduleusement du talent des autres. C'est précisément ce qu'à fait Tchavg-kouei-jou, en signant son nom au bas des poésies de Sou-yeou-pé.

8. Il y a ici une allusion historique. On lit dans les Annales des Ou, que Tchang-hong ayant complimenté Tch'in-lin à l’occasion de son poëme intitulé Wou-kou-fou, poëme sur l'arsenal, celui-ci, n’osant se comparer aux maîtres du wen-tchang (style élégant), dit qu’en leur présence il est comme un petit magicien dont le faible talent succombe devant la puissance d’un grand magicien.

Sou-yeou-té veut dire (ironiquement) que, pour Îe talent, il ne saurait lutter contre Tchang.

h. C'est-à-dire: S'il composait sous vos yeux avce M. Tchang.

5. Littéralement: De la saleté de son corps, c'est-à-dire de la médiocrité de son talent, en présence d'un homme dont les poésies sont aussi belles que le jade et les perles.

koueï-jou. Ayant vu que Votre Seigneurie daignait moatrer une excessive affection pour le talent, et voulait commencer par (choisir) Kouo-wei {, j’ai usurpé la qualité d’homme célèbre, et je me suis fait passer pour un de ces coursiers qui valent mille onces d'argent. Comment pourrai-je égaler M. Sou, qui marche au premier rang ?, et efface la multitude? Je ne mérite pas d’être soumis à l'examen de Voire Seigneurie. dont le tact égale celui de Pe-lo*.

— Messieurs, dit Pé-kong, vous avez tous deux un magnifique talent; l’un ressemble à Lo, le dragon des lettrés 5, qui vole parmi les nuages; l’autre à Siun, la

4. Mot à mot: Commencer par We, c'est-à-dire par moi. Il y a ici une allusion historique. Kouo-weï dit un jour à Tchao-wang, roi de Yen : Si Votre Majesté veut appeler des lettrés, je vous prie de commencer par Wei (par moi); à plus forte raison par ceux qui ont plus de mérite que Wei (que moi). Pour cela, il ne faut pas craindre de faire un voyage de mille li (100 lieues). {(Yun-fou-kiun-yu, liv. 1X, fol. 36, et liv. XII, fol. 19.)

2. C'esbà-dire: Pour un de ces lettrés extraordinaires qui dépassent tous leurs rivaux.

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