‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 162 sur 264 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

UN BACHELIER{, RÉDUIT AUX ABOIS AU MILIEU DE LA ROUTE, FAIT ARGENT DE SES VERB

Sou-yeou-pé, ayant été dévalisé par un voleur au milieu d’une plaine déserte, n'avait plus ni cheval ni bagages. Le mattre et le domestique restaient ainsi seuls et dépouillés de tout. Le ciel étant devenu tout à coup sombre, il consulta avec Siao-hi. « Si nous allons en avant, lui dit-il, le chemin sera bien long, et ce n'est pas en un moment que nous pourrons arriver. Quand même nous arriverions en nous pressant, nous sommes tous deux nus comme la main ?, el de plus, sans argent Qu'est-ce qui voudra nous donner asile? Le mieux est de retourner chez notre ancien hôte, et alors nous verrons quel parti il faut prendre.

— Dans l'extrémité où nous sommes, dit Siao-hi. nous n’avons pas autre chose à faire. » À ces mots, Siao-

1. Littéralement : Le bachelier Sou (c’est-à-dire Sou-yeou-pé). 2. Littéralement : Corps vide.

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