‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 169 sur 264 · Littéralement : Il n’y avait pas de remède · texte numérisé non relu

Littéralement : Il n’y avait pas de remède

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Quand même vous auriez des affaires extrémasmant pressées, il faut que vous daigniez passer une naït sur ce méchant lit !; demain vous partirez de bonne heure.

— Demain, dit Sou-yeou-pé, je puis bien partir de bonne heure ; seulement, je n’ai ni cheval ni bagages. Il faut encore que j'aille aujourd’hui à l’auberge pour m'en procurer. |

— Soyez tranquille, répondit le seigneur Li; ce sont là de petites choses dont je me charge.

— Monsieur Sou, dil à son tour le licencié Tsien, ne faites pas tant de cérémonie ?. Quand, au bout du monde, de bons amis se trouvent réunis, c’est vraiment une faveur du ciel. Demain, je veux vous montrer un peu les égards affectueux d’un hôte $. Seigneur Li, il ne faut pas du tout le laisser partir.

— Il faut décidément que je parle demain, dit Souveou-pé; je ne puis recevoir que par la pensée les bienveillants témoignages de monsieur Tsien.

— Quand nous serons à demain, dit le seigneur Li, nous consulterons encre ensemble. Pour le moment. achevons l'affaire d'aujourd'hui. » À ces mots, il invita

1. Littéralement : Il faut que vous vous abaissiez jusqu'à ce lit de paille ou d'herbes.

Le seigneur Li n'avait point de tels lits. C'est par une modestie exagérée qu’il s'exprime ainsi,

2 Littéralement : Ne soyez pas très-vulgaire, c'est-à-dire trèsattaché aux usages du vulgaire ou du monde, qui veulent qu'on ne consente à une offre qu’après avoir longtemps refusé.

3. Le licencié Tsien veut l'inviter à diner, Plus tard, Sou-yeou-pé s'est rendu en effet avec le seigneur Li à son invitation.

ses deux hôtes à venir boire du vin dans le pavillon. Les trois amis, tout en causant et riant, burent jusqu’au moment où l’on alluma les lampes. Alors, le licencié Tsien prit congé et partit. Le seigneur Li retint Souyeou-pé et le fit coucher dans la bibliothèque qui élait située derrière le pavillon. C’est le cas de dire :

Lorsqu'il arrive un hôte vulgaire, on se garde bien de le retenir.

Mais un homme de talent reçoit en tout lieu l'accueil le plus empressé.

Sou-yeou-pé n'ayant pu dormir de toute la nuit, se leva à la hâte le lendemain. Après avoir fini sa toilette, il fit diligence pour partir; mais il ne voyait point sortir l'hôte. Après qu'il eut attendu quelque temps, le vieux Tchang accourut à lui. « Monsieur Sou, dit-il, pourquoi vous êtes-vous levé si 101?

— Quand je suis en voyage!, répondit-il, chaque jour me semble aussi tong qu'une année. Tout mon chagrin est de ne pouvoir voler à la capitale. J'ose espérer, vénérable monsieur, que vous direz un mot à votre honorable parent afin qu’il vienne promptement à mon secours. Je serai très-reconnaissant de ce bienfait.

— L'argent du voyage est une bagatelle, dit le vieux Tchang, et naturellement mon parent vous l'offrira; mais il a une autre chose à vous demander.

— De quoi s'agit-il encore? dit Sou-yeou-pé.

— Mon parent, répondit le vieux Tchang, ayant vu

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