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le licencié Tsien parler de votre grand talent et de votre vaste érudition, est persuadé que vous irez trèsloin. Il vous a pris en grande affection, et il désirerait être constamment près de vous. Comme il a aujourd'hui un fils âgé de treize ans, il désire vous présenter une propositon écrite ! pour qu’il devienne votre disciple. Il vous prierait de faire son éducation pendant un an. Il vous laisserait déterminer le chiffre de vos honoraires; vous pouvez être sûr qu'il ne lésinerait pas.
— Jamais je n'ai su tenir une école, dit Sou-yeou-pé; ajoutez à cela que je suis un voyageur qui passe, et que je dois partir à l'instant même. Comment pourrais-je traiter cette affaire ? » °
Au moment où il parlait, il vit arriver un domesiique qui lui apportait un billet d'invitation. Or c’était le licencié Tsien qui l’invitait à dîner ?. Sou-yeou-pé se hâta de refuser. « Pour cela, dit il, je ne puis décidément accepter. Ayez la bonté, monsieur le concierge, de saluer votre maître de ma part et de lui faire mes remercfments. Veuillez prendre la peine de reporter le billet d'invitation.
— Le diner est tout prêt, reprit le domestique; mon maître veut absolument que M. Sou daigne rester une demi-journée. » À ces mots, il laissa le billet et partit.
« Monsieur, dit le vieux Tchang, si les fonctions de précepteur ne sont pas de votre goût, mon parent ne
4. En chinois : Kouan-chou, proposition écrite pour engager un maître ou un secrétaire.