‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 172 sur 264 · Mot à mot : Naturellement vous êles un homme de jade · texte numérisé non relu

Mot à mot : Naturellement vous êles un homme de jade

4. Cette expression est abrégée. On ajoute ordinairement yu-chou (l'arbre de jade) : je voudrais appuyer le faible roseau sur l'arbre de jade, c’est-à-dire je voudrais trouver en vous un puissant appui. (Cf. P’ing-tseu-loui-pien, liv. CLXXX VI}, fol. 1.)

5. En chinois : Yong-yen (vulgo : constamment parler). Mais ici le mot yen, parler, siguifie penser songer à, ainsi que le prouve ce

monsienr. si vous êtes danse les mêmes sentiments.

— Comme on aime ençore, dit Sou-yeou-pé, à remonter, par la pensée, aux beautés charmantes de la haute antiquité, lorsqu'on a près de soi les plus doux parfums!, qui ne voudrait s'en rapprocher? Mais je crains que mon cœur ne puisse être en harmonie? avec le vôtre, et que vous n'ayez à rougir de m'avoir honoré de votre amilié.

— Puisque vous ne me dédaignez pas, dit le june homme, asseyons-nous un peu sur cetle pierre pour échanger les sentiments de notre cœur. »

Ils s’assirent tous deux côte à côte ® sur un quartier de pierre qui se trouvait à l’entrée de la porte de derrière. « Monsieur, dit le jeune homme, je désirerais connaître votre illustre nom de famille, voire honorable pays, votre âge et la cause qui vous a amené ici.

— Je suis de Kin-ling, répondit-il; je m'appelle Sou-yeou-pé; mon surnom est Lien-sien; j'ai aujourd'hui vingt ans. Comme je me dirigeais vers la capitale pour voir un personnage considérable, j'ai été tout

passage du Chi-king, section Ta-hia, ode Hia-wou : .Yong-yen-pelming, songeant constamment à me conformer à vos ordres. Eu maodchou : Kemouni kheseboun de atchaboure gônime.

4. Mot à mot: Lorsque les plantes odorantes {chi et /an sont à une distance de huit pouces ou d’un pied.

Ces noms de plantes désignent ici, au figuré, une personne d’une grande beauté,

2. Eu chinois : Thong-thiao, me mettre à l’unisson avec vous. C'est une expression empruntée à la langue musicale.

8. Littéralement : Joignant leurs épaules, c’est-à-dire se rapprochant tellement que leurs épaules se touchaient.

à conp dévalisé au milieu de ma route. Je restai tout sal dans une auberge sans pouvoir faire un pas, lorsque, par hasard, j’ai rencontré par ici le vénérable Li, qui me pria de faire à sa place quatre pièces de vers, et me promit de l'argent pour mon voyage. Hier, j'ai fait les vers demandés, mais aujourd’hui je n'ai pas encore reçu l'argent qu'il devait me donner. Voilà pourquoi j'étais ici à attendre, lorsque soudain j'ai été assez heureux pour vous rencontrer; c'est vraiment du bonheur pour trois existences ‘. J’ignore, monsieur, quel est votre illustre nom de famille.

— Mon nom de famille est Lou, répondit le jeune homme. Ma mère m'ayant mis au monde aprés avoir rêvé d’un poirier en fleurs, feu mon père me donna, poar cette raison, le petit nom de Meng-li ?; j’ai maintenant seize ans. Comme hier ma sœur avail vu secrètement votre talent et votre figure distinguée, et avait remarqué avec quelle facilité vous maniez le pinceau, elle s’est imaginé que Li-thaï-pé * était revenu au monde et me fit part de ses observations. J'eus en conséquence la folle envie de vous voir un instant. Pouvais-je penser que le ciel exaucerait mon vœu, et que j'aurais le bonheur de vous rencontrer? Si vous manquez d'argent, je me ferai un devoir de vous en procurer. Comment pourriez-vous en attendre du vieux

1. Allusions aux existences successives qu’admettent les bouddhistes.

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