‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 177 sur 264 · francs · texte numérisé non relu

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reconnaissance; ce sera en même temps un charmant sajet d'entretien.

— Mon frère, dit Sou-yeou-pé, à la délicatesse et à la grâce d’une jeune fille, vous joignez un caractère plein d'énergie. Vous avez sans doute été formé de la plus pure essence des montagnes et des rivières {; vos pareils sont bien rares. C’est par l'effet du hasard que j'ai pu me lier avec vous; il n’y a pas de bonheur comparable au mien. Dans le commencement, je voulais partir avec l’ardeur d’un cheval sauvage ; mais mainlenant, après avoir éprouvé votre profonde affection, je suis comme un oiseau volage qui s’est attaché à son maître, comme une personne qui s'est passionnée pour une belle fleur. Mon cœur est enivré, mon âme est prête à s’évanouir ?. Retenu par un tendre attachement, je ne me sens plus la force de parler de mon départ. Jusqu'ici je n’avais pensé qu’à l'affection des époux ; j'ignorais celle qui peut exister entre les amis. En ce moment, je sens en ouire l’'amertume qui se mêle à l'ardeur de l'amitié *. Votre frère, qui n’a qu'un

1. Littéralement : (Vous êtes une personne) en qui se sont concentrées les pures vapeurs des montagnes et des rivières. Vous êtes extraordinaire.

Oo à déjà vu cette manière de parler qui s'applique ordinairement aux femmes. Elle est juste au fond, et l’on voit qu'elle peut s’appliquer aussi aux hommes, puisque jusqu'ici Sou-yeou-pé prend Loumengli pour un jeune homme.

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