‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 179 sur 264 · Litiéralement : J'ai tiré cela de mes poumons · texte numérisé non relu

Litiéralement : J'ai tiré cela de mes poumons

LOU-MENG-Lt DÔNNE DE L'ARGENT. is!

— Si cela est vrai, dit Sou-yeou-pé, vous me ferez mourir de joie. |

— Quand une affaire ne réussit point, dit Loumeng-li, on éprouve un immense chagrin. Mon frère, comment pouvez-vous voir là un sujet de joie ?

— J'étais seul au monde, dit Sou-yeou-pé, lorsque tout à coup il s’est rencontré une fille vertueuse, douée de talent et de beauté, comme votre sœur, et qui, bien que vue seulement de profil, a promis tout de suit de s'unir à moi pour toute la vie. Quand vetre frère cadet! serait une plante ou un arbre, il serait glorieux de voir le printemps; moi qui suis un' homme, n'ai-je pas, à plus forte raison, le droit de me réjouir?

— Mon frère, dit Lou-meng-li, comme vous avez déjà trouvé une épouæ accomplie, pourriez-vous laisser la douce pêche et chercher la prune amère 2? Les secrètes pensées de ma sœur n'étaient que des vœux slérilesÿ.

— Song-yu disait, reprit Sou-yeou-pé : « Les plus belles femmes de l'empire ne sont pas comparables à celles de mon village; les plus belles femmes de mon village n’égalent pas la fille de mon voisin du côté de l'orient#. » La beauté de votre sœur aînée ne diffère

1. C'est-à-dire : Moi, Sou-yeou-pé. Frère cadet, est ici un de ces termes qu’exige la civilité chinoise, même quand on parle à une personne plus jeune que soi.

2. Ce passage signifie : Comment pourriez-vous renoncer à la belle Hong-yu ct rechercher ma sœur aînée, qui est loin de l'égaler ?

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