Littéralement : Vous attend debout
2. On lui donne ce titre ici et en plusieurs autres endroits, quoie , | que plus haut il ait été qualifié de ’An-youen, juge criminel de la |
province.
8. C'est-à-dire : Vos cheveux n'étaient pas encore noués; vous
étiez fort jeune.
&. Littéralement : Vorre stupide neveu, expression d'excessire ho:
milité pour dire mot, | |
le chemin que j'avais à faire était long et difficile, je n’ai pu accourir auprès de mon oncle pour le servir et recevoir ses leçons. Resté seul, j'ai erré à l'aventure, et je n’ai pu soutenir la réputation de ma famille. Maintenant, soit que je considère le passé, soit que je songe au présent, je me sens couvert de confusion !.
— Votre pauvre oncle est déjà vieux, lui dit Sou, le moniteur impérial, et il n’a point de fils pour lui succéder. Ajoutez à cela que je suis fatigué de mes courses continuelles, et que les fonctions publiques n’ont qu'un temps limité. Je vois en vous, mon cher neveu, un homme du plus brillant mérite; on peut vraiment vous comparer à ces coursiers qui font cent lieues en un jour ?. Dans la suite, vous ne pouvez manquer de jeter de l’éclat sur notre famille, et alors je ne m'inquiéterai plus de l'avenir de ma maison.
— J'ose espérer, dit Sou-yeou-pé, que mon respectable oncle voudra bien me donner désormais les leçons que j’ai perdues dans le passé *. Si je ne tombe pas dans le malheur, je compte étendre une branche du mont Meï-chan*; je pourrai aussi m'’ac-
4. Littéralement : Je suis honteux; comment supporter (cela) ?
2. C'est-à-dire : Vous irez loin, vous obtiendrez de grands succès.
3. Comme s’il disait : Resté orphelin dès mon enfance, j'ai été privé des exemples et des leçons que m'aurait donnés mon père s'il eût vécu plus longtemps. Ces exemples et ces leçons, j’espère les recevoir de vous.
“. Cette montagne paraît la même que ’O-mei-chan, qui se trouve dans le département de Kia-ting-fou, province de Sse-tch'ouen.
Cette montagne désigae, au figuré, le père, et l'expression :-pai (une branche), la postérité que peut lui donner un fils.
quitter un peu des devoirs imposés au descendants !.
— Comme je n’ai point de fils, dit Sou, le moniteur impérial, et que vous avez perdu père et mère, le printemps dernier, je vous avais écrit à ce sujet. Je désirerais remplacer les noms d’oncle et de neveu par ceux de père et de fils; je charmerais ainsi la solitude dont je suis menacé. Si, dans la suite, l'empereur accordait des honneurs posthumes à mes parents ?, je me ferais un devoir de les reporter sur feu mon frère aîné* et feu ma belle-sœur. Si j'agissais autrement, en voulant me donner un héritier, j'éteindrais la postérité de votre famille #. J’ignore, mon cher neveu, si vous y avez mûrement songé.
— Vénérable oncle, dit Sou-yeou-pé, cette idée montre l’étenduc de vos vues et la profondeur de vos calculs. Si vous procurez un appui à un orphelin, vous aurez comblé les vœux de feu mon père et de feu ma mère. Ce que souhaitaient mon père et ma mère, votre humble neveu ne peut manquer de le souhaiter aussi. »
Après avoir entendu ces paroles, Sou, le moniteur impérial, fut transporté de joie. Il choisit un jour heu-
4. C'est-à-dire : Je pourrai offrir des sacrifices sur votre tombe.
2. Souvent, par suite des services éclatants d'un fils, et quelquefois aussi à prix d'argent, le gouvernement chinois accorde à ses parents défunts un titre de noblesse ou des honneurs posthumes,