C'est-à-dire : Sur votre père et votre mère
4. C'est-à-dire : Si je ne reportais pas sur votre père et votre mère ce titre de uoblesse, ces honneurs posthumes, je les priverais, en vous adoptant, d'un héritier qui aurait pu les illustrer par luimême et par ses descendants.
teux, fi préparer un festin, et ordonna à Sou-yeou-pé de le saluer du nom de père. Depuis ce moment, ils ne se donnèrent plus que les noms de père et de fils.
Les préfets, les sous-préfets, les moniteurs impériaux et les magistrats de toute la ville, ayant appris que le juge criminel de la province avait adopté un fils, vinrent tous le féliciter et lui offrir des présents. Contre tonte attente, Li, le secrétaire du palais, se trouvait aussi parmi eux. Sans perdre de temps, il vint offrir le paravent de soie orné de quatre peintures. Comme ce joar-là Sou,-le moniteur impérial, était retenu par ses devoirs publics dans son tribunal, il avait envoyé Souyeou-pé dans la salle des hôtes, pour recevoir tous Îles magistrats.
Dès que Li, le secrétaire du palais, eut vu que le fils adoptif était Sou-yeou-pé, il fut saisi de crainte, et, quittant sa place, il alla le saluer et lui présenter ses excuses. « Avant-hier, lui dit-il, je ! vous ai gravement offensé. Je revenais de faire des visites, et je n’ai pu savoir pourquoi vous éliez parti subitement. Vous étiez sans doute fâché de ce que je ne vous avais pas tenu compagnie. J'avais préparé pour vous de modestes présents et des objets de literie; mais j'ai eu beau vous faire chercher de tous côtés, il m’a été impossible de trouver la trace de vos pas. Mes occupations vulgaires m'ayant retenu pendant quelque temps, je me suis
1. I y a en chinois : {ch'i-ti, le frère cadet, votre administré, c’est à-dire : moi. |
rendu coupable envers un homme des plus éminents. Jusqu'à présent, je n'ai cessé d’en avoir autant de regret que de chagrin. J'ajouterai que j'ignorais que vous fussiez le noble fils du juge provincial ?. C'est ce qui s'appelle avoir des yeux et ne pas reconnaître le mont Thaï-chan! Comme j'ai eu aujourd’hui le bonheur de voir une seconde fois votre noble figure, je vous demande la permission de recevoir un autre jour le chàtiment de mægrossièreté ,
— Avant-hier, dit Sou-yeou-pé, j'ai beaucoup inportuné Votre Excellence; je conserverai une recornaissance infinie de vos bontés. Le lendemain, comme j'avais quelques affaires, j'étais fort pressé de partir; de plus, je craignais d’incommoder encore M. Thsien. Voilà pourquoi je n'ai pas eu le temps de prendre congé de mon honorable hôle*, Je n'ai pas osé vous faire une demande excessive “.