‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 196 sur 264 · Lou-meng-li, fille de madame Lou · texte numérisé non relu

Lou-meng-li, fille de madame Lou

choisir un gendre. Pour marier Hong-yu, combien de contrariétés n'ai-je pas éprouvées, et cependanit jusqu'ici je n'ai pas encore trouvé un homme qui pôt lui convenir. Vous qui êtes une femme, vous aurez encore plus de peine pour faire un bon choix. Puisque vous m'en chargez, je me ferai un devoir d’y mettre tous mes soins. Je vois que ma nièce a une figure charmante, et que tout son maintien respire la gravité et la vertu. Elle excelle sans doute dans tous les ouvrages des femmes.

— Il est vrai, répondit madame Lou, qu’elle s’entend parfaitement à peindre le phénix, à broder et à faire tous les ouvrages de couture, mais ce n’est pas là ce qu'elle aime le plus. La littérature est son unique passion. Chaque jour, lorsqu'elle ne s'exerce pas à écrire, elle compose des vers; depuis son enfance jusqu'à présent, ses mains n’ont jamais quitté les livres. Lorsque son pére était du monde, il disait toujours qu'elle avait beaucoup d'intelligence et la laissait faire des vers pour s'amuser. J'’ignore si elle compose bien ou mal. Quand vous aurez du loisir, veuillez, mon frère, la mettre un peu à l’épreuve {. »

Pé-kong fut aussi surpris que charmé de ces détails. «Ainsi donc, dit-il, elle aime aussi la littérature; elle pourra tenir compagnie à Hong-yu; ce sera charmant.»

Quoique Pé-kong parlât ainsi de bouche, il se disait secrètement : « Elle a sans doute quelque connais-

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