Littéralement : Montent à la pointe des sourcils
3. Cette époque tombe au deuxième jour de la troisième lane, On sort des villes et l'on se répand de tous côtés dans la campagne pour cueillir des fleurs, ou bien, dans des bateaux élégants, on s promène sur les rivières sux sons des flûtes et des tambours.
4. Sous le règne de Tchong-tsong (705-707 après Jésus-Christ), le cinquième jour du cinquième mois, la princesse ’An-lo, voulant ajouter à sa beauté, employait la poste impériale pour envoyer chercher au loin toutes sortes de fleurs rares et de plantes odorantes, et dans la crainte que d’autres personnes ne s’en servissent, elle coupait ou jetait tout ce qui lui en restait. Cela s'appelait feou-fhseo, disputer les plantes. (Youei-ling-kouang-i, liv. x, fol. 21.)
Depuis cette époque, le même jour du même mois, les femmes e ln jeunes filles courent daus les champs et cueilleut à l'envi de plantes odorantes. Cette lutte champêtre est devenue un jeu et un ainusement, {(Youet-ling-{si-yao, liv. x, fol. 14.)
Elle voudrait causer en riant avec un homme de talent, ou jouer aux échecs.
Elle ne joue pas avec l'aiguille d’or de sa coiffure ; elle joue en frappant avec les mains.
Qu'elle soit victorieuse ou vaincue, lorsqu'elle a frappé avec les mains, elle sent son âme défaillir,
Si elle veut frapper lentement, chacune de ses compagnes a une idée différente.
Quand elle relève doucement les manches de sa robe de soie, on dirait l'ombre des nuages qui passent,
Ses doigts délicats, dans leur vol oblique, laissent des meurtrissures sur une peau de jade.
Elles luttent, elles se frappent au-dessous de la balançoire.
Les coups violents, les coups légers ne leur font point peur.
Dans l’ardeur du plaisir, elles continuent jusqu'au soir.
Au milieu de la cour, les fleurs du poirier sont déjà fanées.
Pé-kong ayant fini d'examiner ces vers, il trouva que tous les caractères étaient pleins de grâce et de noblesse. Il en éprouva soudain autant de surprise que de joie. Il dit .en conséquence à madame-Lou: «Je m'imaginais que les jeunes filles élevées dans l’appartement intérieur n'apprenaient les caractères que pour faire oublier l'usage ridicule du fard et de la céruse !. J'ignorais que ma nièce eût un talent si élevé. Tao-yun, de la famille Sié, ne saurait lui être comparée?.s Il prit aussitôt les vers et les présenta à Hong-yu.