C'est-à-dire : Anobli par ses succès
8. Littéralement : Se déchirer, en lisant, la peau de la bouche &t des lèvres.
— Monsieur Wang, dit un autre jeunehomme., maintenant que vous avez obtenu le grade de licencié, vous êtes heureux comme un Dieu. Ne tenez pas un tel langage, qui sent l’homme dissipé. Mais c'est à nous autres bacheliers qu'est réservée toule la peine. Quand l'examinateur en chef est arrivé, il faut subir l'examen préparatoire et l'examen annuel!. Dans le collège, il y a encore l'examen mensuel et l'examen trimestriel. De plus, on est obligé de former avec ses camarades une société littéraire?. S'il est difficile de ne pas étudier, se livrer à l'étude est plus difficile encore.
— Monsieur, dit un autre jeune homme, vous accumulez les difficultés ; mais vous ne dites pas combienil est facile d'aller dans une ville de premier ou de second ordre pour intercéder en faveur des autres ou faire de bons dîners. »
Toute la compagnie éclata de rire. Après qu’on eut bu encore quelque temps: « Le vin a été trop prodigué, s'écria un des jeunes gens; pour moi, je ne bois plus.
4. L'examen annuel, appelé Soui-khao, n’a lieu qu’une fois en deux ans (sic) ; tous les bacheliers sont obligés d’y assister sous peine d’être effacés de la liste et de perdre leur rang. (Morrison, Diction. chin., part. I, rad. 39, p. 763.)
2. Nous voyons, dans la visite du dieu du foyer, que Yo-kong avait formé, avec une dizaine de condisciples, une association littéraire, sous la protection du dieu Wen-tchang-ti-kiun, qui préside à la littérature. Les jeunes gens dont il s’agit ne s'associent ensemble que dans le but de cultiver les lettres pour réussir dacs les concours.
Les expressions /s2-hoeï (former une réunion), kie-sse (s’affilier à une société), sont une répétition élégante de la mème idée.
Puisqu'une de@wos séances littéraires tombe justement aujourd'hui, comme nous n'avons pas encore fait de wen-tchang (prose élégante), il faut qu'on propose un sujet de poésie, et que nous le traitions tous, pour remplir la tâche de notre présente réunion.
— Après avoir bu, dit un autre jeune homme, qui est-ce qui pourrait supporter l'ennui de faire des vers?
— Si vous ne faites pas de vers, dit le jeune homme précédent, fournissez-nous au moins un sujet ; demain, quand vous verrez nos autres canrarades, vous saurez bien vous excuser.
— Monsieur, dit le licencié Wang, cessez ces propos qui méritent peu de confiance !. Si quelqu'un veut composer, qu'il compose tout de suite; mais s’il ne {vient pas à bout de ses vers, il sera puni de trois lasses.
— De cette façon, dit l’autre jeune homme, il aura de la verve. Mais ce respectable monsieur Hoang-fou, comment le traiterez-vous?
— Comme il n’a pas étudié, dit le licencié Wang, on pe saurait le forcer de faire des vers. Il suffit qu'il boive avec nous.
— C'est justef c'est juste! dit le jeune homme; veuillez maintenant nous donner un sujet.
— Eh bien! dit le licencié Wang, prenons pour sujet notre promenade au lac Si-hou. Pourquoi irionsnous chercher un autre sujet?
— Ce sujet est excellent, dirent tous les jeunes gens,