Littéralement : En amour, c’est un diable affamé
subitement quitté, je n’ai pas été un jour sans penser à vous. Je suis heureux de vous renconter aujourd’hui. Quoique je fusse à deux pas! de vous, je me croyais aussi éloigné de votre personne que le ciel l’est de la terre. Aussi ma joie ne connaît point de bornes.
— Je songeais sans cesse, lui dit Sou-yeou-pé, à votre noble caractère. Après avoir eu du bonheur (au concours *?), je voulais aller sur-le-champ vous rendre visite, mais la longeur du chemin m'a empêché d’arriver jusqu'à vous. Ces jours derniers, j’ai passé par Kin-ling (Nan-king), mais pressé par le terme marqué sur ma feuille de route, je n’ai pu aller vous présenter mes respects, et jusqu'à ce moment j'en étais vivement peiné. Comme aujourd’hui vous daignez venir de loin pour me voir, j'éprouve une joie et une consolation inexprimables.. Maintenant, monsieur, j'oserai vous adresser une question. Le seigneur Pé vous avait reçu dans sa maison en qualité de précepteur ? et vous restiez près de lui du malin au soir. Pourquoi l’avezvous quitté, pour voyager au loin ?
— Monsieur, répondit Tchang-kouei-jou, dans le principe, si je suis entré chez lui, c'était uniquement à cause de ma passion pour sa fille#, Vous le savez
-4, Mot à mot : Huit pouces ou un pied.