Littéralement : L'homme du mariage
3, C'est-à-dire : Le troisième jour du cycle, à l'heure de midi.
le manquez, vous vous en repentirez, mais il sera trop Lard.
— Pourriez-vous, dit Seu-yeou-pé, me faire encore une petite prédiction?
— Je ne fais qu'une opération à la fois, répondit le devin, et je n’y cherche jamais un seconde prédiction. Si vous voulez m'interroger sur autre chose, il faut que je consulte une seconde fois les koua.
:— Eh bien ! soit, dit Sou-yeou-pé, veuillez les consulter encore. »
Il fit une nouvelle prière, et le devin, après avoir jeté une seconde fois les tiches symboliques ! et les avoir consultées, reconnut le koua nommé Pen. Ce koua, dit le devin, est l’image de l'illustration littéraire. Sur quoi voulez-vous m'interroger?
— Pourraije recouvrer ma charge ? demanda Souyeou-pé.
— Vous ne l'avez pas encore perdue, dit le devin; vous n'avez pas besoin de la recouvrer?
— Elle estbien perdue, dit Sou-yeou-pé.
— Pas du tout, pas du tout, répondit le devin.
— Eh bien! dit Sou-yeou-pé, devinez quelle espèce
de charge ce peut être.
— Quant au rang de docteur, reprit le devin, ce n’est
pas la peine d’en parler. L'image de l'illustration littéraire désigne en général la charge d’académicien ?.
4. C'est-à-dire : Les fiches où étaient inscrits les koua. 2. Eo Chine, un académicien est un fonctionnaire. On dit en mandchou: Han lin : khafan (la charge, la magistrature de Han-lin).
— Pour le coup, dit Sou-yeou-pé en riant, vous vous êles trompé. J'avais la charge de Tchoui-kouan (juge), mais je l’ai abandonnée; elle est donc perdue. Quand elle me serait rendue, je n’arriverais bas pour cela à la charge d’académicien, et supposé que je pusse devenir académicien, je ne ferais que recouvrer mon ancienne charge !.»
Le devin décrivit encore un cercle avec sa main. « Ilest clair, dît-il, que c’est la charge d’académicien ; qu'auriez-vous besoin de la recouvrer? Je ne me suis point trompé. Quant à cette charge de Tchoui-kouan (juge), je crains bien de m'être trompé. »
Sou-yeou-pé ne le croyait qu’à demi ?. « Puisqu'il sa est ainsi, lui dit-il, je vous ai causé lwaucoup de peine. » IL ordonna alors à un de ses domestiques de remettre au devin une demi-once d'argent * pour son salaire. Dès que le devin eut reçu cet argent, il disparut immédiatement. On peut dire à ce sujet :
Le Ciel et la Terre ont arrêté d'avance leurs desseins ; Les hommes du siècle ne sauraient les découvrir.
Mais quand les événements ont eu lieu,
C'est alors qu’on voit s’ils sont heureux ou malheureux.
4. On a va dans le chapitre xv, fol. 2, qu'en effet Sou-yeou-pé avait obtenu le titre d'académicien ; mais les ministres Tch'in-suret Wang-wen, dont les fils avaient échoué au concours, lui avaient fait retirer ce haut grade littéraire, et, à leur demande, le ministère du personnel l'avait envoyé en qualité de Tchoui-kouan (juge) à Hangtcheou-fou, dans le Tche-kiang.