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Sou-yeou-pé, après avoir consulté les sorts, était partagé entre le doute et la confiance; mais comme sa première idée avait été de passer le fleuve, et qu'aujourd’hui la prédiction du devin s’était trouvée d’accord avec celte idée, il loua un bateau, traversa le fleuve de Tsien-thang et se dirigea vers le. pays de Chan-in.
Par suite de ce voyage, j'aurai bien des détails à raconter. (Le gendre) a la pureté de la glace, et (le beaupère) l'éclat du jade; (le jeune homme) arrive tout droit au lit oriental . On peut dire à ce sujet:
Si l’on n'est point prédestiné au mariage, on fait en vain un voyage de mille li.
Si l'on est favorisé par le sort, on rencontre à deux pas de soi l’objet de ses vœux.
Il gst impossible de compter sur la fortune;
Elle nous séduit et nous entraîne de mille manières.
4. Il y a en chinois: Le mont Thaï-chan est luisant, brillant comme le jade. Le Thai-chan désigne, au figuré, un cé ds (Feou-hio-kou-ss8-sir-youen, liv. 1v, fol. 9.)
Cette explication m'a obligé d'appliquer au gendre, les mots p’ingthsing, pur comme la glace, quoique dans les annales de la dynastie des Tsin, où se trouvent les deux expressions p'ing-fhsing, pur comme la glace, et yu-jun, poli, brillant comme le jade, la première soit appliquée à Lo-kouang, beau-père de Wei-kiaï, et la seconde à Weï-kiai, son gendie.
Les mots «est arrivé au lit oriental,» sigoificnt que Sou-yeou-pé est déjà accepté comme gendre. (Voyez t. I, p. 345, n. 1.)
2. L'auteur donne ici à la fortune le nom assez rare de Tsao-hoasiao-eul, « le petit enfant qui opère des changements, des transformations. » Thou-tchin étant accablé par la maladie, s’écria : C'est « le petit enfant, auteur des transformations, » (Tsao-hoa-siao-eul),
Le lecteur ignore sans doule si, après son départ, Sou-yeou-pé a en effet rencontré ou mon le personnage qu’il cherchait Qu'il prète l'oreille un instant; on le lui apprendra en détail dans le chapitre suivant.
qui me fait souffrir cruellement. (Voyez le P’ei-wen-yun-/fou, liv. 1v, foi. 9.ÿ