‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 231 sur 264 · En chinois : Fo-sing, mon nom double, dissyllabique · texte numérisé non relu

En chinois : Fo-sing, mon nom double, dissyllabique

Lé

mon village, je æ'avais pas encore eu l’honneur de faire votre connaissance !. Je ne m'attendais pas à rencontrer ici votre noble pefsonne; je puis dire que c’est pour moi un grand bonheur.

— Ce vieillard qui vous parle, dit Pé-kong, n’est plus bon à rien dans ce monde; aussi, je visile ces montagnes et ces riviéres pour charmer mes loisirs. Mais vous, monsieur Lieou, qui êtes jeune et doué d’une belle figure, vous êtes naturellement destigé à voir le cheval de bronze et la salle de jade?; pourquoi errer ici au gré de votre fantaisie? ”

— J'ai entendu dire, répondit Sou-yeoy-pé, que le grand historien ? a visité les montagnes et les fleuves les plus renommés de tout l'empire. Comme il était doué d'un vaste génie, il a pu réunir dans ses écrits élégants les faits les plus remarquables des temps anciens et modernes. Aujourd'hui, on peut à bon droit en dire autant de Votre Seigneurie. Pour moi, je n'ai qu'une médiocre instruction, et quoique j’aie beaucoup de goût pour cet écrivain, j'avoue, à ma honte, que je suis loin de lui ressembler.

4. Mot à mot : De connaître Khing-tcheou (Han-khing-tcheou). (Voyes t. 11, p. 25, n, 3.)

2. C'est-à-dire : Vous êtes fait pour entrer dans l’académie des Han-lin. Mot à mot : Vous êtes un personnage du cheval de bronze et de la salle de jade. (Voyez t. IE, p. 67, n. 1.)

3. C'est ainsi que les Chinois appellent Sse-ma-thsien, que les missionnaires ont surnommé l’Hérodote de la Chine.

4. Le mot modernes se rapporte ici aux événements contemporaius de Sse-ma-thsien.

— Monsieur, lui dit Pé-kong, les hommes d’un grand talent ont naturellement de grandes vues; un vieillard décrépit comme moi ne saurait y prétendre. Mais il est défendu à un fils de voyager au loin; seriez-vous, monsieur Lieou, le seul qui l'ignoriez ?

— Malheureusement, dit Sou-yeou-pé, j'ai perdu mon père et ma mère ; je suis seul et encore garçon; voilà pourquoi je puis me promener de côté et d’autre, selon ma fantaisie!. Mais après avoir reçu vos sages conseils, j’'éprouve intérieurement un chagrin inexprimable. |

— Serait-ce vrai? dit Pé-kong.

— Permettez-moi, reprit Sou-yeou-pé, de demander à Votre Seigneurie en quel endroit de la ville de Kinling est situé son hôtel. Demain, en m'en retournant, je serai heureux d'aller vous rendre visite,

— Je demeure à la campagne, dit Pé-kong, à soixante ou soixante dix li de ? la ville, dans un village appelé Kin-chi. .

— Puisque c'est dans le village de Kin-chi, repartit Sou-yeou-pé, je vous demanderai si vous y connaissez Pé-thaï-hiouen, du ministère des travaux publics. »

En entendant cêtie question, Pé-kong sourit en luimême. « Voilà encore qu’il m’interroge, se dit-il; ne

2. Il est dit, dans le livre des rites, qu’un fils ne doit pas faire de longs voyages tant qu'il a son père et sa mère. S'il a besoin de s’éloigner, il doit leur en demander la permission et indiquer l'endroit où il va. (Li ki, ch. 1.)

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