‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 237 sur 264 · Page 268, ligne 9. Voyez la note 1 de cette mèmo page · texte numérisé non relu

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leau, et s’en alla, après avoir passé, comme la première fois, le fleuve de Tsien-thang.

Or, si le gouverneur Yang avait maintes fois poussé à bout Sou-yeou-pé ; c'était, au fond, dans l’unique jntention de le faire consentir au mariage qu'il projetait. Il ne prévoyait pas que Sou-yeou-pé donnerait sa démission et partirait tout de suite. Quand le préfet et les sous-préfets vinrent lui apporter cette nouvelle, il en fut fort contrarié, et leur ordonna de faire courir après Jui. Ceux-ci chargèrent des courriers du gouvernement d'aller à sa poursuite dans toutes les directions; mais il leur fut impossible de trouver ses traces !. Le gouverneur Yang ayant reçu la réponse du préfet et des sous-préfets, il réfléchit en lui-même. « Quoique Sou-yeou-pé soit mon subordonné, se dit-il, il n'ya pas longtemps qu'il est entré en charge; d’un autre côté, il n'a point commis de fautes graves, et on ne peut lui reprocher de s'être laissé corrompre. Quoique je ne l'aie pas renvoyé ouvertement, s'il est parti c'est vraiment à cause de moi; l’intendant des salines el le juge de la province le savent parfaitement. Si Soufang-hoeï? venait à apprendre cela dans la capitale, il me prendrait certainement en haine. Je sens que ce serait fort désagréable. »

Au moment où il s’abandonnait à ces réflexions, on Jui apporta la gazette officielle. Le gouverneur Yang l'ouvrit, et y lut ce qui suit :

.4. Littéralement : Comment y aurait-il eu une ombre ? 2. Père adoptif de Sou-yeou-pé.

« Décret impérial au sujet d’une requête du Li-pou, (ministère du personnel), qui avoue sa faute.

« Sou-yeou-pé ayant obtenu le premier rañg parmi les docteurs de la seconde série, il était juste de le nommer académicien. Comment a-t-on commis la faute de le nommer Tchouï-kouan (juge) dans le Tchékiang? Je devrais naturellement punir les coupables; mais comme ils ont eux-mêmes avoué leur faute, je veux bien leur faire grâce!. Qu'on rétablisse Sou-yeoupé dans sa charge d’académicien, et qu’un autre le remplace comme juge dans le Tché-kiang. ResPECTEZ CECI. »

Or, Sou-yeou-pé avait déjà obtenu le titre d’académicien. mais les membres du conseil, mécontents du président, à qui il devait son avancement, avaient ordonné au ministère du personnel de le nommer Tchouikouan (juge militaire)?. Quelque temps après, tous les membres de l’Académie ne voulurent point souffrir qu’on violât les règlemeuts. « (Sou-yeon-pé), dirent-ils,” a été élu docteur dans la seconde série, el a êlé élevé au rang d’académicien. Il n’était pas juste de changer son titre et de lui donner une magistrature. » Comme ils voulaient présenter ensemble un mémoire à l’empereur, et accuser le ministére du personnel d’avoir violé la loi pour flatter les passions des autres, le ministère du personnel eut peur et se vit obligé de pré-

1. Littéralement : Je permets qu'ils échappent à une enquête (judiciairc).

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