‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 24 sur 264 · Littéralement : Je n'ai pas peur qu'il ne boive pas · texte numérisé non relu

Littéralement : Je n'ai pas peur qu'il ne boive pas

es affaires de l’intérieur, et même lorsqu'il survenait zx uelque affaire du dehors, Pé-kong voulait toujours en =onférer avec sa fille. Ce jour-là, un domestique avait 2 ppris tout de suile à mademoiselle Pé la querelle que son pére avait eue avec Yang, pour s’exciter l’un l’autre a faire des vers.

A cette nouvelle, mademoiselle Pé, qui savait que Yang était un homme déloyal, eut peur que son père, avec son caractère ferme et entier, ne l’eût rudoyé vertement et ne s'attirât quelque malheur. « Maintenant, demanda-t-elle au domestique, mon père fait-il encore

des vers ou refuse-t-il d'en faire ?

— Sa Seigneurie, répondit le domestique, s'étant obstinée à ne pas faire des vers, Yang, le moniteur impérial, l’a forcée de boire cinq à six graniles tasses de vin, et comme monsieur votre père les avait prises dans un moment de colère. il est maintenant étourdi par le vin, et dort sur un lit de repos.

— Dites-moi, demanda-t-elle, si M. Yang, ainsi que le seigneur Sou et mon oncle, sont encore occupés à boire ou à faire des vers ?

— Ils font tous trois des vers, répondit le domestique. M. Yang attend qu'il ait fini les siens pour tirer monsieur votre père de son lit, le faire lever et le noyer encore dans le vin.

— Mon père, dit Hong-yu, est-il vraiment ivre, ou fait-il semblant de l'être?

— Sa Seigneurie, répondit le domestique, ayant bu quelques tasses dans un moment de colère, elle n’est

pas plongée dans l'ivresse, mais elle en a une certaine dose. »

Hong-yu réfléchit un instant « Puisque mon père est (un peu) ivre, dit-elle, allez chercher furtivement lé papier où est le sujet des vers qui lui a été distribué, et apportez-le-moi pour que je le voie. »

Le domestique, docile à ses ordres, courut de suite vers la table, et, sans que la compagnie s’en aperçût, il prit une feuille de papier à fleurs où était écrit le sujet, et vint le remettre à Hong-yu. Celle-ci, y ayant jeté les yeux, vit que le sujet était l'éloge des reines-marguerites. Elle ordonna aussitôt à Yen-sou, sa servante, d'apporter un pinceau et un encrier; puis, laissant courir sa main, elle écrivit une pièce de vers de sept syllabes. On peut dire à cette occasion :

Des nuages noirs, chargés de pluie, arrivent en un iostant!s ‘

Le démon du poignet poursuit des dragons? qui s’envolent en un instant.

Elle n’a pas eu besoin de compter les lignes 8, ni d'aller jusqu'à sept pas #;

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