Voyez t. 1, p. 254, n
T. Il, 18.
Ou, l’académicien; comment dites-vous qu'elle est venue trop tard ?
— Après ma maladie, dit Pé-kong, j'étais resté tristement chez moi. Au commencement du printemps, je quittai ma maison pour aller visiter les plus beaux sites du Tché-kiang. Me trouvant par hasard à Chanin, je rencontrai un jeune homme de talent, et je lui promis aussitôt de lui donner en mariage Hong-yu et ma nièce Lou-meng-li. Je suis revenu chez moi avanthier, et c'est alors que j’ai vu les deux leitres ; n'étaitce pas trop tard ?
— Comment s'appelait ce jeune homme ? demanda Ou, l’académicien; j'imagine qu'il est de Chan-in.
— Son nom de famille est Lieou, dit Pé-kong; ce qui est surprenant, c'est qu'il est de Kia-ling.
— Comment est-il de sa personne? demanda Oo, l'académicien; comment a-t-il pu vous plaire tout de suite ?
— Pour la figure, je crois que Pan-’an‘, tant vanté dans l'antiquité, était loin de l’égaler ; quant au talent?, si on le compare à Tseu-kien, je crois qu'il lui est supérieur. Après avoir rencontré un gendre d’un si grand