‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 249 sur 264 · IL · texte numérisé non relu

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si vous avez quelque lettre pour lui, vous n’avez qu'à me la confier; je la lui remettrai de suite.

— Eh quoi! dit Tchang-koueï-jou, c'était votre parent; où ne l’ai-je point cherché? » Il ordonna à son domestique de présenter la lettre à Pé-kong. Celui-ci l'ayant reçue, y jeta un coup d'œil et la serra aussitôt dans sa manche. Ils s'entretinrent encore quelque temps, puis Tchang-koueiï-jou prit congé et sortil Pé-kong s'en revint au pavillon Mong-thsao-hien, et voyant Ou, l’académicien : « Si Tchang-koueï-jou esi venu ici, lui dit-il, c'était pour l'affaire de M. Sou.

— À-t:il dit, demanda Ou, l’académicien, à quelle époque Sou-Lien-sien (Sou-yeou-pé) arrivera ici?

— Pour cela, dit Pé-kong, je ne m'en suis pas informé ; seulement il m'a apporté une lettre de la part du jeune Lieou. » À ces mots, il la tira de sa manche, l'ouvrit, et la lut avec Ou, l’académicien. Cette lettre était ainsi conçue :

« Votre compatriote, Lieou-hio-chi, vous salue jusqu'à terre ; il a l'honneur d’adresser cette lettre à Votre Excellence, en lui demandant de ses nouvelles.

« Cet humble disciple, arriéré dans ses études, ne s'attendait pas à voir, au milieu des montagnes et des eaux, la vapeur violette { qui annonce un immortel, el

4. No s'attendait pas à l'honneur de vous voir. Il y a ici une allusion à une circonstance fabuleuse de la vie de Lao-tseu. In-hi, {es gardien de la barrière de l’ouest, monta au haut d’un pavillon, et après avoir regardé de tous côtés, il aperçut aux bornes de l’orient

une vapeur violelte qui arrivait vers l'ouest, Il s'écria: « Dens quatre-vingt-dix jours, un saint homme passera par ici.» Quand

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à recevoir vos instructions. Quoique j'aie été éloigné de vous pendant un mois, vos nobles préceptes, qui sont ceux d’un père et d’un maître, sont encore gravés au fond de mon cœur. Vous avez bien voulu ne point me dédaigner el vous m'avez promis l'alliance de Tchou et de Tch'in!; on peut dire que c’est une faveur qui me vient du ciel; je ne sais comment vous en témoigner toute ma reconnaisance. Mais précédemment, je vous avais dit de vive voix que j'élais déjà fiancé avec deux jeunes filles de familles différentes ; que l’une n'était plus du monde, et que l’autre s'était éloignée pour échapper au danger, sans m'avoir donné de ses nouvelles.

« Suivant les instructions que j'ai reçues de Votre Excellence, celle qui n’est plus ne pouvait plus m'occuper; quant à celle qui vit encore, je devais, si elle revenait, me conformer aux circonstances ?. En revenant à Hang-tcheou, j’appris avec étonnement qu’on était sans nouvelles de celle qui vit encore ÿ, et que celle qu'on m'avait dit morte, était pleine de vie. J'avais été trompé par un récit menconger. Mon père ° l'époque fut arrivée il jeûna, et au jour qu'il avait prédit, il vit en effet Lao-tseu qui était monté sur un buffle noir,

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