Littéralement : De grands yeux
Te ll. 20.
— Je n'ai que des qualités vulgaires‘, dit Sou-yeoupé, et je ne mérite point le jugement flatteur que vos seigneuries viennent de porter sur moi. »
Ils se livrèrent tous à une joie sans bornes. Au bout de quelque temps, les domestiques ayant servi du vin, ils s’assirent suivant leur rang et se mirent à boire. Dans ce moment, Sou-yeou-pé, pour observer les devoirs d’un fils et d’un gendre, s’assit sur le côté de la table. Ils causèrent tous trois en riant et se livrèrent à des transports de joie. Quand ils eurent bu pendant une demi-journée, ils prirent le riz; puis les domestiques Ôtèrent le couvert. Ils se levèrent alors et causèrent d'affaires indifférentes. Quand Sou-yeou-pé se fut entretenu avec eux pendant quelques instants, il saisit une occasion pour parler à Pé-kong. « Votre gendre, dit-il, a encore une chose à vous dire.
— Qu'ya-t-il encore? demanda Pé-kong.
— Précédemment, dit-il, je vous avais parlé d'une personne qui s'était enfuie au loin pour échapper au danger. Hier, j’ai reçu par hasard une lettre où l'on m'a indiqué sa demeure.
— Où demeure-t-elle? demanda Pé-kong.
— Ce qu'on m'a raconté est fort extraordinaire, répondit Sou-yeou-pé. L'auteur de la lettre m’a dit qu'en prenant des informations dans la maison de mon beaupère, je le saurais tout de suite.
— En effet, dit Pé-kong en riant, c'est fort extraor-