‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 260 sur 264 · En chinois : Des instruments de musique Kin et Che · texte numérisé non relu

En chinois : Des instruments de musique Kin et Che

Après avoir chanté l'ode Kouan-isiu!, on chantait l’ode Thao-yao?.

Jadis un gendreë, logé (dans le palais), entendit parler d’un double mariage.

La tour du passereau de bronze# abrite aujourd'hui les deux Kiao,

Au haut du pavillon, (la vieille de) la Lune les a attachés avec un cordon de soie rouge.

4. Ces deux mots désignent, en abrégé, la première ode du Chiking, qui commence ainsi: Kouan-kouan-{siu-kieou, les canards Tsiu-kieou se répondent par le cri kouan-kouan.

Suivant le P. Lacharme, cette ode est l’épithalame de la jeune fille que Wer-wang eut de la princesse Thaï-s8e.

2. L'ode Thao-yao est la sixième du premier livre du Chi-king. Elle se rapporte aux mariages qui, sous la dynastie des Tcheou, se célébraient lorsque les pêchers commençaient à fleurir. Thao-yao signifie : Les pêchers sont jeunes et beaux. (Dictionn. de Khang-hi.)

3. Nous voyons dans Meng-iseu, part. II, chap. V, 8 3, que l’empereur Yao avait logé Chun, son gendre, dans son propre palais.

Suivant le Chou-king, chap. Yao-tien, Yao avait marié ses deux filles avec Chun.

4. L'empereur Wou-ti, de la dynastie des Weil, avait fait construire, dans la ville de Tchang-’an, une tour appelée Thong-tsio-thaï, la tour du passereau de bronze.

5. Kiao-kong avait deux filles d’une beauté extraordinaire qu’on appelait les deux Kiao. Sun-tse épousa l’alnée, et Tcheou-yu, la cadette.

L'expression eu/-kiao, les deux Kiao, fait allusion aux deux charmauntes épouses de Sou-yeou-pé, qui vont habiter sous le même toit.

La tour du passereau de bronze désigne, au figuré, la maison de Sou-yeou-pé.

6. 11 y a ici une allusion à un fait fabuleux. Wei-kouo vit un jour un vieillard qui, appuyé sur un sac, était assis devant l'escalier de son hôtellerie et parcourait un livre à la clarté de la lune. Weikouo lui ayant demandé quel était ce livre, il répondit : u C'est le livre du mariage de toutes les personnes de l'empire. » 1] demanda ensuite ce qu’il y avait dans le sac, le vieillard lui dit: « Ce sont

Devant la porte, des veaux jaunes comme l'or! (traînent des chars) couverts de fleurs.

Le céleste époux3, au comble de ses vœux, goûte une musique nouvelle,

Elle ne ressemble pas aux odes appelées Tcheou-nanÿ; elle ressemble à la musique de Chunt,

Au bout de quelque temps, les chaises étant arrivées devant la porte, elles mirent pied à terre et entrèrent

des cordons de soie rouge pour attacher les pieds des maris ct des . femmes. Quand ils seraient ennemis, ou de différents villages de Ou ou de Thsou, dès qu’ils ont été attachés avec ces cordons rougrs, ils ne peuvent plus se séparer.

Par suite de cette fable, une entremetteuse de mariage s'appelle Youei-lao, la vieille de la lune.

4. En chinois : Kin-{o (or-veau). Cette expression signifie un veau de couleur jaune, et par extension un char traîné par un tel veau. On lit dans le P’ing-fseu-louï-pien, liv. LXXII, fol. 31: « Des plantes odorantes ornent la route des cinq collines ; de belles femmes se promènent dans des chars traînés par des veaux de couleur d'or (on chinois: Kin-fo-teh'e, or-veaux-chars).

Même ouvrage, liv. CCXV, fol. 41 : «a Dans la ville de Tch'ing-tou, les femmes et les filles des familles les plus renommées se promènent toutes dans des chars tralnés par des veaux (Kin-fo, veaux-chars). La famille de Kouo avait le char le plus beau et le plus élégant de toute a ville.

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