Mot à mot: Je ne pourrais soutenir (ses reproches
SOUS DES ARBRES EN FLEUR. 163 aussi de jouer le même jeu t; BARIeE=vons, monsieur, de vous en formaliser.
— Je n’ai pas d'autre désir, dit Sou-yeou-pé; ce sera pour moi un immense bonheur.
— Monsieur, dit la dame Tchang, faites bien attention (à ce que je vous ai dit). Pour le moment, je pars; dans deux ou trois jours, je viendrai encore vous demander des nouvelles.
— C’est bien, c’est bien, dit Sou-yeou-pé. »
Nous laisserons partir l'entremeiteuse, pour revenir Sou-yeou-pé, qui, après l’avoir entendue, .commençait déjà à s'enflammer. Le lendemain, à l'insu de tout le monde et sans emmener même son pelit domestique,
il sortit tout seul, et courut furtivement au coin du jardin fleuriste qui était situé derrière la maison de Ou, l’académicien.S’étant mis à regarder à la dérobée, il aperçut en effet un pavillon élevé, dont les fenêtres, garnies de gaze, étaient entr'ouvertes et les jalousies rouges à demi baissées. Contre son attente, il était arrivé de trop bonne heure; tout était calme et nulle voix ne se faisait entendre. Il resta debout un instant, mais, craignant d'être aperçu, il se vit obligé de s’en retourner au plus vite. Après avoir altendu quelque temps (chez lui), il se mit à dîner, puis comme il était secrètement préoccupé, il retourna promptement à son poste.
Cette fois-ci l’occasion lui fut favorable, A peine fut-il