Mot à mot: N'est-ce pas cela ? n’est-ce pas elles
2. Dans le district de Tchou-ki, dépendant de Youe-tcheou, il y avait deux femmes appelées, l’une Che de l’est (Tong-che), et l’autre Che de l’ouest (Si-che). La première était extrêmement laide, et la seconde a toujeurs été citée comme la plus belle femme de la Chine. Le roi de Youe ayant été vaincu par celui de Ou, lui offrit Si-che, à condition qu'il retirerait son armée. Le roi de Ou le lui promit. Dès qu’il eut Si-che en sa possession, il fit construire la tour de Kou-southai. Après la chute du royaume de Ou, Si-che suivit Fan-li et se promena avec lui sur les cinq lacs.
filles comparables à une colombe et à une pie vivant dans le même nid? »
Or, celte jeune fille était Wou-yen; ce n'était point Wou-kiao !. Comment aurait-il pu le savoir? Comme il n’en connaissait qu’une, avant de l’avoir vue, il bouillonnait d'impatience ; mais après qu'il l’eut vue, soa ardeur s’évanouit. Il se livra alors à ses réflexions. « Heureusement, se dit-il, que j’avais résolu de la voir un instant à la dérobée. Si j'avais tout de suite ajouté foi aux paroles de la dame Tchang, l'entremetteuse, que serait devenue l'affaire qui intéresse ma vie entière 1? » : d
À ces mots, il s'éloigna tout damcement de l’arbre. Cette jeune fille, ayant vu qu'il y avait quelqu'un sous l'arbre, se retira vivement en dedans de la fenêtre et disparut. Sou-yeou-pé, dont le cœur était déjà refroidi, n’eut garde de l’épier une seconde fois. Il fit aussitôt un saut et s’en retourna. On peut dire à ce sujet :
Vous cherchez'des fleurs, et vos yeux trompés rencontrent un saule.
Vous poursuivez une hirondelle, et par erreur vous entendez un loriot, |
1. Wou-yen, dont l’auteur vient de faire un portrait peu flatteur, était la fille de Ou, l'académicien, et la cousine de Wou-kiao (la mème que Hong-yu, fille de Pé-kong). La seconde cousine n’est point Wou-yen, mais Lou-meng-li, que nous verrons dans un autre chspitre sous un costume d'homme.