Mot à mot : Il résiste jusqu’à la mort
2. C'est-à-dire : De lui retirer de suite son grade de bachelier.
3. Nous n'avons point de mot qui y réponde en français. C’est un instrument de bois creux sur lequel frappent les gardiens de la ville et les-crieurs publics pour éveiller l'attention.
&. Lorsqu'il partit en ambassade, on lui donna simplement ce titre; mais, sprès avoir réussi dans sa mission, il reçut effectivement la charge de vice-président du ministère des ouvrages publics.
5. C'est-à-dire : De l’empereur King-thai, qui était monté sur le trône après la captivité de son frère Tching-tong.
tance pour cause de santé, il est autorisé à s’en retourner en poste dans son pays natal. Après le rétablissement de sa santé, le gouvernement réclamara constamment ses services. »
Un second article relatif aux services rendus à l’État, était ainsi conçu : « Le moniteur impérial, Yang-thingtchao !, pour avoir présenté un homme de mérite, est élevé an rang de vice-directeur de la bouche ?.
« Un autre article disait : « Comme il y a plusieurs «vacances dans l’Académie des Han-lin, et que mainte- «tenant voici venir l’époque où l'on va expliquer les « livres sacrés, et procéder à l'examen de licence, nous « prions Sa Majesté de rappeler les magistrats en congé, « Ou-koueï et autres, pour qu'ils se présentent au pa- « lais en attendant qu’on les emploie. Tous ont obéj au « décret impérial. »
Li, l’examinateur ea chef, vit que Ou, l’académicien, avait oblenu de l'avancement et était appelé à la cour, et que de plus Pé-hiouen (Pé-kong) était son parent. Il pensa que, se trouvant tout justement dans un moment d’exaltation joyeuse, il ne pourrait songer à proléger Sou-yeou-pé. En conséquence, il envoya au collége une affiche ainsi conçue :
1. On sait que, pour se venger des refus de Pé-kong, Yang-thingtchao l'avait fait envoyer en mission au quartier des Tartares. Il voslait en outre profiter de son absence pour s'emparer de Hong-yu par surprise ou par force, et la faire épouser à son fils.
2. Bridgman : Kouang-lo-sse-chao-khing : Vice-director of the banquetting house.
« Moi, Li, directeur des études et examinateur gé néral, j’ai été informé que le bachelier Sou-yeou-pé es d’un caractère extravagant, et que, fier de son talent il a traité avec insolence d’honorables magistrats. | n'est digne d'aucun emploi. Je devrais le saisir et 1 mettre en jugement, mais, par égard pour s1 jeunesse j'ordonne au principal du collége de rayer de suite soi nom, el de ne point lui permettre de se présenter ; l'examen. » Notification spéciale.
Quand l'affiche eut été apportée dans le collége, au bruit de cette affaire, tous les bacheliers éprouvèren une grande agitation, et comme ils voyaient là une grave nouvelle, ils se la communiquèrent et se mirent à l: commenter. Les uns se moquaient de Sou-yeou-pé et le taxaient de folie. les autres louaient l'élévation de son caractère. Quelques-uns, qui étaient infimement liés avec Sou-yeou-pé, étaient mécoments et irrités. « Dans tont mariage, disaient-ils, le libre consentement de l'homme est indispensable. Parce qu'il avail refusé la fille d’an magistrat retiré, était-il permis de lui ôter son grade de bachelier ? Il faut rédiger ensemble une pétition et aller nous expliquer devant l’examinateur en chef. » Mais Sou-yeou-pé les arrêta à plusieurs reprises. « Mes amis, leur dit-il, c'est uniquement parce que j'ai obtenu la première place au concours que je me suis attiré cette affaire. Maintenant qu’on m'a Ôté ce bonnet de bachelier, je me sens l'esprit parfaitement tranquille!.
4. Mot à mot: J’y ai gagné cela que le bout de mes oreilles est propre et not.
ai-je pas droit de me réjouir? Je vous en supplie, messieurs, n'y faites pas atiention. » |
Les camarades de Sou-yeou-pé, le voyant dans cette disposition, renoncèrent à leur projet. On peut dire à celle occasion :
Trois parties de courage et sept ou huit de folie Conslituent le caractère d’un homme de talent.
S'i parle devant les hommes vulgaires, personne ne le comprend ;
S'il garle le silence, il n'y a que le sage qui le reconnaise.
Laissons maintenant Sou-yeou-pé, pour revenir à Ou, l'académicien. Quand il eut vu qu’on avait retiré à Sou-yeou-pé son grade de bachelier, quoique. dans le premier moment, il eût déjà fait éclater sa colère, au fond du cœur, il gardait encore un certain mécontenlement. [| voulait encore laisser passèr quelques jours pour le faire rétablir dans son grade. Dès qu'il eut ap- Pris que Pé-kong était revenu avec honneur de sa mission, el que lui-même était appelé à la cour par ordre de l'empereur, il alla en informer Wou-kiao. Ils furent Ravis de joie et oublièrent complétement l'affaire de Sou-yeou-pé.
Qu, l'académicien, ayant reçu le décret impérial, devait se rendre de suite à la capitale; mais, comme il lait avoir une entrevue avec Pé-kong pour lui rendre Wou-kiao, il se vit obligé de rester chez lui en
Yaendant. Il envoya d’abord un messager au-devant de lui.
Dans ce moment, P6é-kong avait effectivement reçu la charge de vice-président du ministère des ouvrages publics. En vertu d’un décret impérial, il revint en poste dans son pays, et parcourut joyeusement toute la route. En moins d’un mois, il arriva à Kin-ling (Nanking), et se rendit directement chez Ou, l’académicien, qui le reçut avec les marques de la plus vive allégresse. Pé-kong remercia Ou, l’académicien, qui le combla de félicitations.
Après qu'ils se furent mutuellement salués, Ou l'invita aussitôt à passer dans le salon de derrière, puis il fit appeler Wou-kiao, pour qu'elle vint offrir ses respects à son père. Ils ne pouvaient se lasser de faire éclater leur joie. Dans ce moment, Ou, l’académicien, avail préparé un repas. Il commença par offrir à Pékong une tasse de vin pour fêter son retour {. Pendant qu’ils buvaient ensemble, Ou, l’académicien, demanda à Pé-kong des nouvelles de son ambassade.
« Il est bien difficile, répondit-il en soupirant, de faire les affaires du gouvernement. Dernièrement j'avais reçu un décret qui m'ordonnait d'aller au-devant du frère aîné de l'empereur et de le ramener, mais mes lettres de créance portaient uniquement que c'élait pour m'informer de sa santé et lui porter des vêtements; quant à aller au-devant de lui et le ramener, elles n’en disaient pas un mot. À cette nouvelle, le frère atné de l’empereur fut extrèmement peiné. Ce