‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 86 sur 264 · Mot à mot: Le surplus ou le reste ne peut s’épuiser · texte numérisé non relu

Mot à mot: Le surplus ou le reste ne peut s’épuiser

Sa résolution étant bien arrêtée, il dit aussitôt aux courriers : « Puisque le seigneur votre maître vient me chercher, moi qui suis lié avec lui comme la chair avec les os, pourrais-je refuser de partir? Seulement, d'ici à l'embouchure du Kiang, la route est extrèmement longue ; je crains de n’y pouvoir arriver aujourd’hui. |

« Noire maître est d'un caractère vif, dirent les courriers; il vous attend impaticmment pour mettre à la voile. D'ici à l'embouchure du Kiang, on ne compte que soixante lit. Voici un cheval pour vous; si vous consentez à partir tout de suite, vous y arriverez encore de bonne heure.

— En ce cas, dit Sou-yeou-pé, parlez devant pour rendre réponse à votre maître. Je vais d'abord expédier mes bagages, puis je partirai de suite, derrière vous. »

À ces mois. il enveloppa une once d'argent et l’offrit aux courriers. « Comme je suis pressé de partir, leur dit-il, je n'ai pas le temps de vous retenir à boire; ceci vous tiendra lieu d’un repas de riz. »

Les courriers refusèrent. « Monsieur. dirent-ils, comme vous êles de la famille de notre maître, comment osericns-nous accepter ce cadeau ?

— Acceptez tout de suite, leur dit Sou-yeou-pé ; n’allez pas retarder votre voyage. »

Les courriers reçurent l'argent et prirent les de-

Page 1