Tsing-sin, celui qui a le cœur pur
à Eo chinois : Hiang-ho (parfum-feu), c'est-à-dire un lieu où Yon offre des parfams et où l'on allume des lampes.
&. Dieu indien appelé en sanscrit : Ava/ékitéçvara. On le représente en Chine sous la figure d’une femme qui tient un enfant dans 5es ras,
S. Nom de dignité; c'est le vice-président d’un ministère.
blancs. dans l’espoir d’oblenir un fils qui lui succédät. Jl a même acheté (pour le couvent) des champs et des terres qui lui ont coûté de mille à deux mille onces d'argent !.
— Jusqu'à présent, dit Sou-yeou-pé, a-t-il eu ou non un fils ?
— Quoiqu'il n’ait pas eu de fils, dit Tsing-sin, deux ans après la construction du couvent, il lui est né une fille ?. » |
Sou-yeou-pé se mit à rire. « Quand il aurait eu, dit-il, non-sulement une fille, mais même dix filles, elles ne sauraient compter pour un fils.
— Monsieur Sou, dit Tsing-sin, ce que vous dites-la n’est pas juste. Cette fille du seigneur Pé a un tel mérite, que dix fils mêmes ne pourraient lui être comparés.
— Comment cela, s’écria Sou-yeou-pé.
— Cette jeune fille, répondit-il, a reçu de la nature une beauté qui ferait rentrer les poissons dans les abimes des eaux et précipiterait les oies sauvages du haut des airs, des charmes qui éclipseraient la lune et feraient honte aux fleurs; cela va sans dire. Elle sait même peindre, broder et exécuter toutes sortes d'ouvrages d'un travail fin et délicat. Mais ce n’est pas en cela qu’elle excelle le plus. Ce qu’il y a de plus admirable, c’est qu'il n’est pas un livre, pas une histoire des