C'est-ànlire : Je ne tous ai pas tenu compagnie
les lèvres, leur raconta de quelle manière Pé-kong Pavait accueilli et retenu à dîner^ mais il se garda bien de dire qu'on lui avait fait faire des vers. Après avoir rapporté minutieusement toutes les autres circonstances, il ajouta : < Quant au mariage, quoiqu'il ne m'ait pas encore fait de promesse claire et précise, il m'a semblé qu'il me donnait, par erreur, quelques marques d'affection.
— D'après votre récit, dit Whang-wen-khing en riant, ce mariage est plus qu'assurée > Mais il y avait là Sou-yeou-pé, qui, au fond du cœur, n'en pouvait rien croire. « Si une pareille pièce de vers a plu à cette demoiselle, se dit-il en lui-même, il est impossible de la regarder comme une personne de talent. Mais comment a-t-elle pu composer de si beaux vers, et pourquoi a-t-il fallu attendre jusqu'ici pour lui trouver un époux ? o
SouyeoU'pé, voyant que Tchang-koueï-jou était ravi de son succès et ne lui montrait aucun intérêt, se sentit vivement morlifié; il prit congé de son hôte et se disposa à sortir. Tchang-koueï-jou, sans le retenir, le reconduisit tout droit jusqu'en dehors de la porte; puis, étant rentré : c Aujourd'hui, dit-il en riant à Wang-wen-khing , j'ai failli me trahir 2. » Il raconta alors en grand détail de quelle manière Pé-kong avait