Indakhôn oulgiyan de isirakô
2. Dàmou cmou tchhi i sinden de tefl, ToulLhi talmair dàlibôuklia adali «kho.
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que j'ai dû signaler, ne m'empêchent point de reconnaître hautement que les deux traductions mandchou m'ont été fort utiles. J'ai même Tintention d'en faire une copie, rectifiée par la comparaison de l'une et de l'autre, et de la publier avec un vocabulaire de tous les mots, qui, joint à ma traduction française, en donnera Tintelligence, et facilitera d'une manière remarquable la lecture de tous les textes mandchou.
Les grands recueils lexicographiques P'eï-wenyun-fou (en i06 livres) et P'ing-tseu-louï-pien (en 240 livres), ainsi que les versions mandchou précitées, ont manqué totalement à M. Abel Rémusat, et l'absence de ce précieux secours excuse jusqu'à un certain point les graves et nombreux défauts qui déparent sa traduction, au point que, dans le chapitre II, qui est, il est vrai, l'un des plus difficiles, j'ai relevé par écrit plus de cent cinquante passages, où un étudiant se verrait dans Timpossibilité de retrouver le vrai sens du texte original.
Je dois ajouter cependant que les grands recueils mentionnés plus haut ne sont point de vrais dictionnaires. On n'y trouve que des citations tronquées, qui, en dehors des textes qui les ont fournies, présentent souvent les plug^ grandes difficultés. De sorte qu'on pourrait être un sinologue d'une certaine force, sans se trouver capable d'y puiser, au premier
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coup d'œil, les éclaircissements dont on a besoin.
Quant aux versions mandchou, le secours qu'on en peut tirer est toujours subordonné à la connaissance plus ou moins grande qu'on a déjà du chinois. Il faut absolument posséder les deux langues au même degré pour qu'elles se prêtent une mutuelle lumière.
Pour édifier le lecteur sur les difficultés littéraires dont j'ai parlé au sujet des allusions historiques, et montrer en même temps tout ce qu'il faut d'érudition pour comprendre à fond, même en Chine, un roman comme le nôtre, je vais citer un grand nombre de locutions dont je dirai le sens en abrégé, et que l'on trouvera, dans les notes de ma traduction, expliquées par autant de traits historiques, ou par des détails empruntés à la littérature, aux usages et aux mœurs.
Une feuille rouge y rappelle l'idée de mariage (tome I, page 296, note 3).
Composer comme Tou-me, c'est faire des vers incorrects et irréguliers (1, 228, 1).
Avoir un talent de sept pas, c'est avoir le talent d'improviser des vers, comme Tsao-tseu-kien qui, sur l'ordre d'un empereur, improvisa un poëme après avoir fait sept pas en marchant (I, 270, i).
Abaisser le noir (montrer ses prunelles noires), c'est faire à quelqu'un accueil bienveilla^. Le contraire est : montrer le blanc de ses yeux, pour dire regarder de travers, ou avec des yeux irrités (I, 343, 2).
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Tenir le couteau pour quelqu'un, c'est écrire, composer à sa place (I, 41, i).
Le luth est brisé, c'est-à*dire l'épouse est morte (H, 292, i). Les cordes sont brisées, même sens (II, 252, 1). Rattacher les cordes (de la guitare)^ c'est se remarier (II, 252, 1).
Chercher les fleurs, s'informer des saules : fréquenter les maisons de plaisir (I, 192, 1).
Suspendre son bonnet au bas de la fùrét, donner sa démission (I, 111,4).
Betoumer à Vandenne forêt, retourner dans son pays nataJ (1,111,4).
Avoir un boisseau de fiel, être très-bardi, avoir beaucoup d*audace (l, 267, 4).
Becevoir le miroir de jade, recevoir un présent de noces (i, H8,2:.
Voir le ciel ou les taches d^un léopard à travers un tube de barf^u, avoir un esprit borné (II, 227, 2).
Le feu du rhinocéros, un esprit qui pénètre tout (I, 314, 3). Tenir dans sa bouche et lier, montrer sa reconnaissance (11,13,1).
Connaître Khing, avoir l'honneur de connaître un homme éminent (II, 25, 3).
Descendre un lit ou un siège, admettre quelqu*un dans sa société (H, 173, 2).
Montrer sa laideur, montrer à quelqu'un une composition en prose ou en vers (II, 86, 2).
Ajouter à la martre une queue de chien, faire de méchants vers après une personne qui en a fait d'excellents (i, 267, 3).
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. Venir en portant des verges^ venir présenter ses excuses (II, 148, 3).
Se frotter les yeux (en regardant), faire à quelqu'un un accueil bienveillant (II, 63, 2).
Être comme Lieou et Youen, ne plus retrouver une personne qui est devenue invisible (I, 211, 1).
Prendre Lieou pour Youen, confondre une personne avec une autre (II, 171,2).
Franchir la porte des dragons, fréquenter un homme illustre, et acquérir^ par cette fréquentation, l'estime du public (1, 49, 1 et II, 25, 4).
Ne pas oser manier la hache à la porte de Pan, ne pas oser faire des vers sous les yeux d'un habile lettré (I, 271, 1).
Un homme du pays de Pa, un homme ignorant, barbare (I, 306, 2).
Un homme à gui l'on jette des fruitSy un homme d'une grande beauté (I, 146, 3).
Avoir la beauté de Pan- an, avoir une beauté séduisante (H, 106, 1)
Avoir le taôt de Pé-lo, connaître les hommes au premier coup d'œil (II, 43, 1).
Être comparable à Tao-yun, avoir un esprit précoce (en parlant d'une fille) (II, 291, 1).
Un cheval qui fait mille H en un jour, un lettré qui ira loin.
Un lit oriental, un gendre (I, 345,2. Il y a une longue et curieuse histoire qui explique toutes les locutions où il est question du lit oriental) (I, 345, 2, II, 19, 2 et 245 2).
Tuer le cerf, remporter la victoire (II, 194, 2). * Poursuivre le cerf, disputer la victoire (II, 44, 4).
Être chien ou cheval, se dévouer à quelqu'un dans une
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autre existence^ sou8 la forme d'un chien ou d'un cheval (II, 13, 1).
B^eter quelqu'un comme un chien de paille, c'est-à-dire comme un objet inutile ou digne de mépris (II, 132, 4).
Chercher un cerf sous les broussailles, chercher une chose . qui n'existe pas (II, 210, 2).
Un Tseu-iu ou un Hou-yeou; une personne fictive, ima* ginaire (II, 125, 2),
Commencer par Weî, choisir un homme de mérite (II« 43, 1).
Être comme Wei-hiai, être doué d'une rare beauté (1, 146, 2, et 171, 1).
Parcourir V étang du phénix, être secrétaire du palais ( I, 56, 1).
faire connaître le foie et le fiel, faire connaître ses sentiments intimes (II, 127, 1). .
Le dieu déchu, le nénuphar bleu, le poète Li-thaï-pé (I, 156", 4). •
Voir la salle de jade et le cheval de bronze; on dit aussi : monter sur le cheval de bronze de la salle de jade, être admis dans l'académie du Han-lin (I, 62, 2).
L'emporter sur Si-chi et Mao-thsiang, l'emporter snt les plus belles femmes de l'antiquité (1, 165, 2, et 223, 1).
Une petite étoile (Siao-sing), une femme de second rang, une concubine (II, 134, 2).
Promettre Valliance de Tchou et deTch'in, promettre une fille en mariage (II, 240, 1 et 324, 2).
Le petit magicien devant le grand magicien, un homme sans talent qui ne pourrait lutter contre un grand lettré
Entrer au milieu des mûriers et des ormes, approcher de sa fin, être au bord de sa tombe (I, 194, 1).