‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 25 sur 148 · C'est-à-dire ils quittèrent leurs habits de cérémonie · texte numérisé non relu

C'est-à-dire ils quittèrent leurs habits de cérémonie

It UNE JEUNE FILLE DE TALENT

belles, mais sans agréments recherches; elles sont gracieuses, mais elles n'ont rien qui fascine. Quoi* qu'elles se distinguent par la fraîcheur et l'éclat de leurs couleurs rouges ou jaunes, violettes ou blanches, au bout du compte, elles ont^ jusqu'à un certain point, une tournure agreste et un air calme et indifférent; de sorte qu'elles vous inspirent un sentiment d'affection et d^ respect. Elles sont absolument comme vous, messieurs, et votre serviteur. Quoique nous ayons ici une charge à remplir^ et que chaque jour nous mettions notre plaisir dans la poésie et le vin, nous ne différons guère des êtres qui vivent au sein des bois ^ ; mais nous ne ressemblons pas le moins du monde à ces magistrats vulgaires de l'espèce du vieux Yang, qui chaque jour vont faire la cour au pouvoir, dans Tunique espérance de s'avancer et d'obtenir une charge; ils ne pourraient échapper aux railleries de ces fleurs*. —Quoi que vous en disiez, repartit Pé-kongen riant, je crains bien que ces individus ^ ne se moquent de vous et de moi, et ne disent qu'incapables de remplir notre charge, nous n'aimons qu'à passer des jours entiers dans cette froide société, en compagnie des plantes et des arbres.

1. Allusion aux reines-margueritefl, que l'auteur a comparées, dans la pièce de vers composée par mademoiselle Hong-yu, à des«sages éminents qui vivent dans la retraite.

2. On a vu page 9, ligae 2, que les reines-marguerites ont été comparées à de Jolies femmes, et c'est pour cela qiie Ou, l'académi* cien, leur prête des sentiments et des passions.

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