‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 26 sur 148 · Les maristrats vulgaires dont on vient de parler · texte numérisé non relu

Les maristrats vulgaires dont on vient de parler

COMPOSE DES VERS POUR SON PÈRE. It

— S'ils se moquaient de nous, dit en riant Sou, ie moniteur impérial, ils auraient parfaitement raison, et, en les tournant en ridicule, nous avons eu grand tort.

— Et comment avons-nous eu tort de nous moquer d'eux? demanda Ou, Tacadémicien.

— Cette capitale, répondit Sou, le moniteur impérial^ est le champ de la fortune et de la réputation^ Ces hommes-là, qui courent avec ardeur après la repu** tation et la fortune, sont bien dans leur rôle. Mais vous et moi, nous ne recherchons ni la fortune ni les honneurs; ajoutez à cela que H. Pé et moi, nous n'avons point de fils qui puisse nous succéder. Qu'avonsnous besoin de rester honteusement ici, au risque de nous attirer les railleries du public?

— Vous avez bien raison, dit Pé-kong, en poussant un soupir;, est-ce que je ne le sais pas moi*même? Seulement chacun de nous a des vues différentes. C'est pourquoi^ si je reste ici avec une sorte de passion, ce n'est point que je ne puisse planter là ce bonnet de crêpe noir *.

— Je trouve, dit Sou, le moniteur impérial, que la salle de jade* de M. Ou et la charge paisible de M. Pé^

1. C'est-à-dire donner ma démission. C'était le bonnet propre à sa charge. On peat voir, dans le roman des Deux jeunes filles leU trées, 1. 1, p. 13, rénumération de neuf sortes de bonnets de cérémonie qui désignent chacun une charge particulière.

2. L'Académie. Voyez dans le chapitre suivant, p. 67, note 3, Torigine de cette locution.

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