‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 27 sur 148 · Pé-kong était président du bureau des cérémonies · texte numérisé non relu

Pé-kong était président du bureau des cérémonies

sont des emplois commedes et pleins de loisir ^ Là, on peut regarder son bureau comme sa maison, et se livrer au plaisir de la pçésie et du vin. Mais moi, qui remplis le ministère de la parole ^, au milieu des affaires de ce temps, tantôt je voudrais ouvrir la bouche et ne puis parler; tantôt je voudrais fermer la bouche et ne puis me taire. C'est vraiment une position difficile. J'attends que le nouvel empereur ^ ait été solennellement proclamé^ pour demander une mission au dehors et m'écbapper d'ici; je serai alors au comble de mes vœux. — Je veux, dit Ou, l'académicien, vous citer deux vers d'un poète de la dynastie des Thang*, qui viennent très-à-propos :

Si vous cherchez la reine-marguerite qui croit au pied des haies, C'est au sein des montagnes que vous la trouverez.

On dirait que ces vers ont été justement composés pour confirmer le raisonnement que vient de faiie le seigneur Sou. Puisque noas aimons tous deux àîidmirer les fleurs et à boire, nous devrions naturellement quitter notre charge et nous retirer au sein des montagnes. C'est très-juste, c'est très-juste.

Ils continuèrent tous trois tantôt à causer en riant,

1. Littéralement: Des charges oisives, des administrations peu occupées.

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