‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 35 sur 148 · Allusion à l'eDcre que le pinceau répand sur le papier · texte numérisé non relu

Allusion à l'eDcre que le pinceau répand sur le papier

2. Les romanciers et Jes pointes ont coutume de comparer à des dragons volants les traits rapides de récriture cursive appelée thsaoiseu. Nous ferons remarquer que les Chinois tiennent le pinceau droit et le manient par le mouvement du poignet.

3. Mot à mot : De compter les tiges et sept pas. Les tiges désignent les colonnes d'écriture tracées verticalement.

4. Allusion au poëte Tsao-tseu-kien qui vivait sous la dynastie des We! (entre les années 220-237 de Jésus^hrist), et qui, sur f ordre

Les filets noirs ^ se sont remplis en un clin d*œil de perles et de pierres précieuses^.

Mademoiselle Hong-yu ayant fini les vers^ écrivit deux lignes en petits caractères sur une carte de visite, et remit le tout au domestique en ajoutant ses instructions: « Prenez, dit-elle, ces vers et ce billet; portez-les secrètement près du lit de mon père et attendez. Quand Sa Seigneurie sera sortie de l'ivresse, vous les lui remettrez de suite, en prenant garde de les laisser voir à M. Yang. »

Le domestique promit d'obéir et se rendit promptement dans la bibliothèque. Il vit que Ou, Tacadémicien, tenait son pinceau et se préparait à écrire ; Sou, le moniteur impérial, avait les yeux fixés sur les fleurs et se creusait vainement le cerveau ^ ; mais Yang, son collègue, sans prendre la peine d'écrire ou de réfléchir,

de l'empereur, qui était jaloux de son talent et voulait le faire périr, réussit à composer un poëme sur la conquête iu royaume de Cho, après avoir fait sept pas.

On compare ordinairement, à Tsao-tseu-kien, les poètes qui ont le talent de r improvisation. Ici notre auteur veut dire que Hong-yu n'eut pas besoin de faire sept pas pour composer une pièce de vers en rhonnenr des reines-marguerites, c'est-à-dire qu'elle les fit à Tin* stant môme.

1. En chinois ou-^se (les soies noires). Les filets noirs qui, dans les livres chinois, séparent ordinairement les colonnes d'écriture, sont poétiquement appelées des soies noires, (Cf. Youen-kien-lom-harif liv. CCCXXXV, fol. 35 )

2. Expression poétique qui 'désigne ici les vers élégants de Hong-yu.

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