‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 36 sur 148 · Littéralement : Fouillait ses entrailles desséchées · texte numérisé non relu

Littéralement : Fouillait ses entrailles desséchées

86 contentait de tenir une tasse de vin en marmottant entre ses dents.

Le domestique se rendit en toute hâte auprès du lit de Pé-kong et attendit son réveil.

Pé-kong était au fond un solide buveur, mais comme il avait vidé plusieurs tasses de suite dans un moment de colère, il avait eu un soupçon d'ivresse S cependant un léger sommeil avait dissipé les fumées du vin. Âa bout de quelque temps, se voyant revenir à lui, il demanda à boire du thé. Le domestique en prit aussitôt une tasse et la lui présenta. Pé-kong se leva sur son séant, reçut la tasse et en but deux gorgées. Soudain, le domestique lui remit secrètement les vers et le billet de sa fille^ Il prit d'abord le billet, et^ au premier coup d'œil, il aperçut deux lignes de petits caractères dont voici le sens : La capitale est un séjour dangereux. Prenez garde que le goût des vers et du vtn ne vous attire quelque malheur.

Après avoir fini de lire, Pé-kong remua secrètement la tète; puis il ouvrit la feuille de papier et vit que c'étaient des vers sur les reines-marguerites que sa fllle avait faits pour lui. Il comprit aussitôt son intention» et après avoir fini de boire le thé, il se leva sur-lechamp et alla reprendre sa place à table.

Sou, le moniteur impérial, l'ayant aperçu : t Voilà M. Pé dégrisé, s'écria-t-il ; à merveille! à merveille!

— Messieurs, dit Pé-kong, pour m'être un peu eni-

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