‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 48 sur 148 · Trois cents lieues · texte numérisé non relu

Trois cents lieues

3. Littéralement : Qui vous aient plu, qui aient été de votre goût.

— D'après ce que j'ai vu tout le long de ma route, dit le devin, on trouve partout des docteurs ordinaires; mais si vous cherchez de ces talents merveilleux qui planent au-dessus de leur siècle, des hommes dont la renommée éclipse tout l'empire, je ne vois guère que le noble fils du seigneur Yang, le moniteur impérial, qui puisse répondre à vos vues.

—Quel est donc ce seigneur Yang? demanda Pé-kong avec surprise; ne serait-ce pas justement Yang-tseuhien, mon ancien compagnon d'études * ?

— C'est Yang-thing-tchao, de la province du Kiang-si, répondit le devin, mais j'ignore s'il est en effet un de vos honorables compagnons d'études.

— C'est lui-môme, s'écria Pé-kong. Il n'a qu'un fils qui, l'an dernier, a obtenu le grade de licencié /Je l'ai déjà vu; c'est un garçon ordinaire. Quoiqu'il ait composé en wen-tchang* (en style élégant), je ne vois pas en quoi il l'emporte sur les autres. Pourquoi, monsieur, est-il le seul que vous citiez?

—S'il fallait parler de son wen-tchang (style élégant), dit le devin, je n'oserais porter un jugement approfondi; mais en observant les étoiles qui président à sa destinée, j'ai vu que la constellation Wen-tchang ' a

1. L'on a vu dans le premier chapitre qu'il s'appelait Yang-thingtchao^ et que Tseu-hien était son nom honorifique.

2. Littéralement : Quoique ce soit un papier réglé en rouge. Les étudiants qui concourent, écrivent leur brouillon sur du papier réglé à l'encre rouge. La copie qu'ils remettent à leurs juges doit être réglée en noir. (Morrison, Dict, chin^j partie I, clef 39, p. 768, col. 6.)

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