‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 64 sur 148 · Voyez cbap. i, note · texte numérisé non relu

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4. Mot à mot : J*ai suspendu mon bonnet au bas de la forêt. Gonçalvez (Dictionn. chin.-port) traduit les mots ; fan-khieou'lin (retourner à Tancienne forêt) par voltar para sua terra (retourner dans son pays).

Ht A LÀ VBILLE D'UN VOYAGE PÉRILLEUX,

aux plus grands périls, et qu'on n'a personne à envoyer en mission, si je m'en excusais à plusieurs reprises, je serais comme Un homme en deux pièces, qui a une tête de tigre et une queue de serpent *. Ne deviendraisje pas la risée des générations futures? Pourrais-je tenir une telle conduite?

— Mon père, repartit Hong-yu, en cachant ses larmes, toutes vos paroles respirent les nobles sentiments d'un fidèle sujet ; elles dépassent la portée de votre fille. Seulement, une fois parti d'ici, aii nord des frontières, vous éprouverez un froid rigoureux que votre âge avancé vous rendra intolérable. Suivant ce que j'ai appris, Yé-sien* a le cœur sauvage du loup; se fiant à sa force, s'appuyant sur la violence, jusqu'à présent il a insulté le royaume du Milieu. Si l'auguste empereur ui-môme n'est pas sûr de conserver la, vie 3, à plus forte raison un ambassadeur (doit-il craindre pour ses jours). mon père ! quand je vous vois tombé dans la gueule du tigre, comment pourrais-je ne pas m'inquiéter des malheurs qui vous menacent ?

-4- Yé-sien*, dit Pé-kong, a un nom tartare, mais, quoiqu'il appartienne à la race tartare, il connaît les rites et la justice. Ayant appris depuis peu que notre

1. C'est-à-dire : Un homme intrépide en appai'ence, et au fond, timide et l&che.

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