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oncle maternel ; de celte manière, je pourrais être à l'abri de tout] danger, el recevoir continuellement de vos nouvelles.
— Ce calcul est excellent, > dit Pé-kong. Au rno* ment où il songeait à envoyer chercher Ou, Tacadémiden, pour le consulter, justement celui-ci, qui avait appris celte nouvelle, arriva tout exprès pour lui rendre visite. Pé-kong le fit entrer de suite dans l'intérieur, et après les révérences accoutumées, il dit à Hong-yu de venir saluer son oncle.
c Ces jours derniers, dit Ou, l'académicien, j'avais obtenu un congé, et comme j'étais resté à la maison, je n'avais rien su de cette affaire. Tout à Theure, les secrétaires du palais ' se sont assemblés pour écrire le décret impérial, et c'est ainsi que j'ai été mis au courante J'en ai été effrayé. Cela est-il possible? Comment le vieux Yang a-t-il poussé à ce point la méchanceté ?
— Tout mon malheur, dit Pé-kong, est venu d'une pièce de vers composée il y a quelques jours en l'honneur des reines-marguerites. Au reste, il ne m'en coûte pas beaucoup de partir d'ici, et tout à l'heure je consultais là-dessus avec ma fille. Seulement, elle est encore bien jeune, et, conome je ne sais à qui la confier, j'en suis extrêmement tourmenté.
1. Mot à mot : Le bureau appelé Tchong-chou'-kho, Les membres de ce bureau étaient chargés de transcrire les décrets approuvés par l'empereur, et de les envoyer dans les diverses branches de Tadministratioii. .
— Mon unique inquiétude, dit Ou, racadémicien, était que le vent et le froid qui régnent en dehors des frontières, ne vous fissent redouter ce voyage; mais puisque vous partez bravement sans vous en inquiéter, je vois là une de ces occasions où des hommes comme nous peuvent fonder Thonneur de leur vie entière* SU s'agit de confier ma nièce à quelqu'un, reposezvous sur moi*. Qu'avez- vous à craindre pour elle? Vous pouvez partir le cœur tranquille; moi seul, je réponds de tout, i
En entendant ces paroles, Pé-kong fut transporté de joie. « Tout à l'heure, dit-il, comme je consultais avec ma fille, elle a eu exactement la même idée ; seulement, je songeais qu'après mon départ, le vieux Yang, qui est d'une perfidie et d'une méchanceté extraordinaires, ne manquerait pas de susciter encore quelque mauvaise affaire. J'avais bien le désir de vous confier ma fille, mais, dans la crainte de vous attirer quelque malheur, je n'osais en ouvrir la bouche. Puisque vous me donnez une si grande marque d'amitié, je pui^ partir le cœur tranquille.
— Quoique le vieux Yang soit aussi perfide que méchant, dit Ou, l'académicien, c'est la fille d'un grand ofScler, et de plus je suis là. Comment oserait-il lui manquer de respect ?
— Mon père, dit Hong-yu, maintenant que mon oncle promet de prendre soin de moi, vous pouvez avoir