PRÉFACE. IX
plus abondamment à. une source où rinstruction se présente sous les formes qu'on recherche à présent,
avec les dehors de la frivolité • •
(( L'opinion de deux missionnaires instruits, Pré* mare et l'évèque de Rosalie, recommandait particu* lièrement le roman intitulé Yu-kiachli^ sous le rapport de la pureté du style, de la gr&ce et de la politesse gui le caractérisent comme composition littéraire. En le parcourant, j'y ai trouvé une fable simple et bien conçue, des développements agréables, des caractères habilement présentés dès l'abord, et constamment soutenus jusqu'à la fin. On pourrait désirer dans cette histoire qu'il y fût un peu nioins question de vers, d'improvisations et de poésie descriptive. Mais ce défaut est inhérent aux aventures qu'on attribue aux lettrés; et puisque les lettrés sont l'élite de la nation chinoise, c'est surtout leur esprit et leur caractère, leur manière de parler et d'agir, qu'on doit désirer de voir décrits dans un tableau d'après nature. D'autres romans abondent en détails militaires, ou roulent principalement sur la vie des couvents, les tracasseries ou les désordres du gynécée. Les épisodes du nôtre sont d'une nature plus élégante et plus pacifique. C'est l'idéal de la société du pays; ce sont les amusements de la bonne com* pagnie qu'on y trouve représentés ;^ on y reconnaît déjà l'empreinte de ces institutions qui ont fait la