‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 81 sur 148 · Mot à mot : Comme le Jade d*an bonnet · texte numérisé non relu

Mot à mot : Comme le Jade d*an bonnet

2. Wei-kiaî, surnommé Cho-p'ao, vivait soas la dynastie des Tsin. Tous ceux qui le voyaient, rappelaient Yu-jin, Thomme de jade, beau comme le Jade. (Yun-fou-kiun-yu, liv. XIV, fol. 8 et 24*) Suivant le poôte Tbsin-king, quand il passait dans les rues de Lo-yang, les personnes qui étaient en voiture &*arr^taient pour le voir et l'admirer.

3. P'an^yo, surnommé 'Ân-jin, et qu'on appelle tantôt P'an-'an, tantôt P*an-*an-J in, vivait sous ladynastie des Tsin. Il était doué d'une beauté si remarquable que lorsqu'il se promenait dans le voisinage du marclié, les femmes et les Jeunes filles de Lo-yang, follement éprises de lui, Tentouraient en se tenant par la main, et remplissaient son char des plas beaux fruits qu'elles pouvaient se procurer.

A. Littéralement : U n*avait point l'air de ceux qui portent des culottes de soie.

5. C'est-à-dire : Aussi remarquable par les qualités de l^esprit (allusion à ea pièce de vers) que par les agréments extérieurs.

sous DES ARBRES EN FLEUR. 147

gué. » II appela secrètement un domestique très-intelligent, et lui donna ainsi ses instructions :

c Va tout doucement demander quel est, parmi ces jeunes messieurs occupés à boire , celui qui s'appelle Sou-yeou-pé. »

Le domestique obéit, et alla rôder à petits pas autour d'eux. Il interrogea celui qui avait servi la colla* tion, et dès qu'il eut obtenu un-renseignement précis, il s'empressa de venir rendre réponse, t Le jeune homme, dit-il, qui porte un vêtement uni et un petit bonnet est précisément M. Sou. »

A ces mots, Ou, l'académicien, éprouva une joie secrète. « Il est très-bien de sa personne, dit-il en luimême. Si je pouvais obtenir qu'il devint le mari de Wou-kiao^ je ne me serais pas mal acquitté de la commission de Thaï-hiouen ^ > Il donna alors de nouvelles instructions au domestique. « Je m'en retourne d'avance, lui dit-il; pour toi, reste ici, à la dérobée, et attends jusqu'à ce que M. Sou soit parti. Tu suivras ses traces et tu demanderas quel homme c'est et où il demeure; si son père et sa mère vivent encore; s'il a, on non, une femme et des enfants. Il faut que tu t'informes de cela de îa manière la plus exacte; après quoi, tu viendra3 me rendre réponse.

Le domestique l'ayant promis. Ou, l'académicien, ordonna à ses porteurs dé se remettre en marche, et s'en revint chez lui , en admirant tout le long du che-

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