‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 91 sur 148 · Mot à mot : Le surplus ou le reste ne peut s'épuiser · texte numérisé non relu

Mot à mot : Le surplus ou le reste ne peut s'épuiser

Sa résolution étant bien arrêtée, il dit aussitôt aux courriers: a Puisque le seigneur votre maître vient me chercher, moi qui suis lié avec lui comme la chair avec les os, pourrais-je refuser de partir? Seulement, d'ici à l'embouchure du Kiang, la route est extrêmement longue ; je crains de n'y pouvoir arriver aujourd'hui.

c Notre maître est d un caractère vif, dirent les courriers; il TOUS attend impatiemment pour mettre à la voile. D'ici à Tembouchure du Kiang, on ne compte que soixante li ^ Voici un cheval pour vous; si vous consentez à partir tout de suite, vous y arriverez encore de bonne heure.

— En ce cas, dit Sou-yeou-pé, partez devant pour rendre réponse à votre maître. Je vais d'abord expédier mes bagages, puis je partirai de suite, derrière vous. »

A ces mots, il enveloppa une once d'argent et l'offrit aux courriers. < Comme je suis pressé de partir, leur dit-il, je n'ai pas le temps de vous retenir à boire; ceci vous tiendra lieu d'un repas de riz. »

Les courriers refusèrent. « Monsieur, dirent -ils, comme vous êtes de la famille de notre maître, comment oserions-nous accepter ce cadeau ?

—Acceptez tout de suite, leur dit Sou-yeou-pé ; n'allez pas retarder votre voyage. »

Les courriers reçurent l'argent et prirent les de-

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